Couverture de Deuxième Jeunesse, Nouveaux Frissons - Sylvain Kastendeuch (2e partie)

Deuxième Jeunesse, Nouveaux Frissons - Sylvain Kastendeuch (2e partie)

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Dans ce deuxième volet de notre entretien avec Sylvain Kastendeuch, l'ancien international français partage avec émotion les sommets et les épreuves d'une carrière exceptionnelle.


Il évoque d'abord sa fierté intacte d'avoir porté le maillot bleu : "Chaque nouvelle sélection, c'est un recommencement de bonheur", confie-t-il, encore marqué par l'intensité des entraînements en équipe de France et le niveau stratosphérique de ses coéquipiers. Un privilège qu'il n'a jamais considéré comme acquis, contrairement à certains qui "y allaient à reculons".


Son passage sous Henri Michel puis Michel Platini — avec qui les longs trajets en voiture vers Metz se faisaient dans un silence révélateur — se termine prématurément. Mais Sylvain ne garde aucune amertume.


À Saint-Étienne, malgré un but contre son camp lors de son premier derby et un départ forcé orchestré par Jean-Michel Larqué, il découvre une fraternité unique qui le marque encore aujourd'hui. Après une saison douloureuse à Toulouse, c'est le retour au bercail messin.

Et là, la magie opère. La saison 1997-98 reste gravée : "Une forme d'épanouissement, d'aboutissement collectif. On avait l'impression d'être invincibles, de voler sur le terrain." Vice-champion de France pour cinq buts, vainqueur de la Coupe de la Ligue contre Lyon en 1996 — malgré un penalty raté, le premier de sa carrière sur 24 tentatives ! — Sylvain savoure pleinement ces années dorées.


Il lève aussi le voile sur les méthodes de l'OM des années Tapie : un dirigeant marseillais l'appelle avant un match pour lui faire miroiter un transfert... à condition de jouer arrière droit. Résultat ? Les dirigeants messins tombent dans le panneau, Sylvain est repositionné, Metz perd le match. Une manœuvre de déstabilisation qui illustre l'envers du décor de cette époque et la naïveté du club grenat.


Il rend aussi un hommage vibrant à Robert Pirès, "le meilleur joueur qui ait jamais joué à Metz" : talentueux du matin au soir, décisif à chaque opposition, et "une crème" en dehors du terrain.


Un témoignage lumineux sur le football français des années 80-90, porté par un homme qui n'a jamais cessé de se pincer face à sa chance.

Le Podcast des Légendes est produit par Michel Werthenschlag

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Musique: The Tartan Rascals

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