Couverture de Le Monde selon l'Ifri

Le Monde selon l'Ifri

Le Monde selon l'Ifri

De : Institut français des relations internationales
Écouter gratuitement

Offres de saison | 0,99 € par mois pendant les 3 premiers mois

5,99 €/mois par la suite. Des conditions s’appliquent. Annulation mensuelle possible.
Bienvenue dans « Le monde selon l’Ifri », un podcast de l’Institut français des relations internationales, présenté par Marc Hecker, directeur adjoint de l'Ifri. Depuis sa création en 1979, l’Ifri (https://www.ifri.org/fr) s’évertue à décrypter le monde. Au fil des décennies, il est devenu l’un des principaux think tanks européens. Chaque année, nous éditons environ 150 publications et organisons autant d’événements qui permettent de mieux appréhender les dynamiques géopolitiques d’aujourd’hui et d’anticiper les tendances de demain. L’objectif de ce podcast, est de vous donner un aperçu de cette richesse et de transmettre des clés de compréhension du monde dans lequel nous vivons. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.Institut français des relations internationales Politique et gouvernement
Épisodes
  • Ebola, Covid, peste : le monde au risque des pandémies
    Oct 26 2026

    Peste en Sibérie, Ebola en RDC, héritage du Covid : le monde est-il mieux armé face aux pandémies ? Dans ce nouvel épisode du Monde selon l’Ifri, Marc Hecker s’entretient avec Antoine Flahault, professeur des universités et praticien hospitalier à l’université Paris Cité et à l’hôpital Bichat – Claude-Bernard.


    Peste en Sibérie : l’opacité des États

    Annoncé localement comme un cas suspect de peste, le décès d’une technicienne de laboratoire en Sibérie a ensuite été démenti par le pouvoir fédéral russe. L’épisode révèle l’opacité des États en matière sanitaire et l’absence d’inspection internationale indépendante, à la différence du nucléaire avec l’AIEA.


    Ebola en RDC : vacciner en anneau

    La RDC affronte sa 17ᵉ épidémie d’Ebola, due à la souche Bundibugyo, sans traitement ni vaccin spécifique confirmé, sur fond de conflits armés en Ituri et d’agressions contre les soignants. Antoine Flahault plaide pour un usage compassionnel de l’Ervebo, conçu pour la souche Zaïre, en vaccinant les contacts et les contacts des contacts, une approche désormais soutenue par l’OMS et l’Africa CDC.


    Éradiquer, éliminer, contrôler

    L’éradication désigne la disparition mondiale d’un germe, comme la variole en 1980. L’élimination met fin à sa circulation sur un territoire, à l’image de la rougeole dans les Amériques avant l’essor des mouvements antivaccins. Le contrôle vise à protéger les plus vulnérables et à éviter la saturation hospitalière, comme pour la grippe saisonnière ou le Covid-19.


    La variole, une coopération de Guerre froide

    Proposé par l’URSS de Khrouchtchev en 1958, le programme d’éradication de la variole aboutit vingt-deux ans plus tard, notamment grâce à des épidémiologistes américains venus déployer la vaccination en anneau en Inde.


    Une gouvernance mondiale sous tension

    Le retrait américain prive l’OMS de 20 % de son budget et d’un leadership scientifique historique ; la Fondation Gates en est devenue le premier contributeur, et l’accord sur les pandémies adopté en mai 2025 attend toujours sa ratification. L’ONUSIDA, saluée pour sa gouvernance inclusive, et l’écosystème genevois de plus de 350 organisations demeurent des atouts majeurs, qui ont contribué au doublement de l’espérance de vie mondiale en 80 ans.


    Le défi de l’« intercrise »

    Si les gouvernements réagissent plutôt bien aux crises aiguës, la prévention continue, de la qualité de l’air dans les écoles à la grippe saisonnière, souffre d’un manque d’investissements et d’attention politique entre deux crises.


    > Réécouter l’épisode sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, etc.


    Suivez l'Ifri sur http://www.ifri.org et sur les réseaux sociaux :

    • Podcast "Le monde selon l'Ifri" : https://www.ifri.org/fr/podcast-monde-selon-lifri

    • X : http://twitter.com/IFRI_

    • LinkedIn : http://www.linkedin.com/company/ifri


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Afficher plus Afficher moins
    30 min
  • Combattants africains en Ukraine : enquête auprès de prisonniers
    Oct 12 2026

    Qui sont les Africains qui combattent dans les rangs russes en Ukraine ? Dans ce nouvel épisode du Monde selon l’Ifri, Marc Hecker s’entretient avec Thierry Vircoulon, chercheur associé au Centre Afrique subsaharienne de l’Ifri, à l’occasion de la parution du second volet de son enquête sur les recrues africaines de l’armée russe, nourrie d’entretiens avec des prisonniers de guerre africains détenus en Ukraine.


    Environ 3 000 Africains dans l’armée russe

    Selon les services ukrainiens, quelque 3 000 combattants africains ont rejoint l’armée russe depuis le début du conflit, sur 18 000 à 20 000 étrangers. Ils viennent notamment du Ghana, du Kenya, du Cameroun, d’Ouganda, de Gambie, du Zimbabwe et de Centrafrique. Trois profils se dégagent : des étudiants résidant en Russie, recrutés dès 2022, des jeunes urbains des classes populaires, au chômage ou aux revenus précaires, et d’anciens militaires ou policiers.


    L’argent, premier moteur de l’engagement

    Volontaires ou piégés par de fausses offres d’emploi, ces hommes cherchent avant tout à sortir de la pauvreté. L’armée russe leur fait miroiter des salaires très élevés, le passeport russe, des indemnités en cas de blessure et un accompagnement social pour leurs familles.


    En première ligne, dans la « kill zone ».

    Les recrues étrangères sont envoyées dans les secteurs les plus exposés du front, où drones et artillerie provoquent une mortalité très forte. Les 14 prisonniers interrogés par Thierry Vircoulon avaient passé entre une semaine et trois mois au front avant leur capture. Exclus des échanges de prisonniers négociés entre Kiev et Moscou, ils se retrouvent dans une impasse diplomatique et juridique.


    Des États africains entre déni et riposte

    Les gouvernements réagissent de quatre manières. Certains minimisent ou taisent la présence de leurs ressortissants sur le front. D’autres, comme l’Afrique du Sud et le Botswana, mettent en garde contre les fausses annonces d’emploi. D’autres encore démantèlent des filières de recrutement, à l’image du Zimbabwe, où deux citoyens russes sont poursuivis pour trafic d’êtres humains. Quelques-uns, enfin, engagent une action diplomatique pour faire cesser les recrutements et obtenir le retour de leurs citoyens.


    « Sécurité contre alignement politique »

    La Russie propose aux dirigeants africains une assistance sécuritaire, de la formation militaire à la garde rapprochée assurée par l’Africa Corps ou le GRU, en échange de soutiens diplomatiques. Les promesses d’investissements restent, elles, peu concrétisées. Moscou fournit aussi des services politiques aux régimes alliés : formation à la cyberpropagande au Burkina Faso, recours à des influenceurs locaux à Madagascar.


    De l’Afrique centrale au canal du Mozambique

    L’Africa Corps s’étend désormais en Guinée équatoriale et au Congo-Brazzaville. Sur la façade orientale, la Russie s’intéresse à Madagascar, dont elle soutient le régime militaire depuis fin 2025, à la Tanzanie et aux Seychelles, afin de sécuriser les routes maritimes qui contournent la mer Rouge. Face à cette poussée, Paris tente de préserver son influence à Madagascar par des partenariats et des investissements économiques.


    > Réécouter l'épisode sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, etc.


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Afficher plus Afficher moins
    24 min
  • Afghanistan : l'émirat taliban, acte II
    Sep 28 2026

    Dans ce nouvel épisode du Monde selon l'Ifri, Marc Hecker s'entretient avec Jean-Luc Racine, directeur de recherche émérite au CNRS et chercheur senior à Asia Centre, à l'occasion de la parution de son article « Où en est l'Afghanistan ? Le second règne des talibans » dans le numéro d'automne 2026 de la revue Politique étrangère. Cinq ans après la reprise de Kaboul, ils dressent le bilan de l'Émirat islamique restauré.


    Un pouvoir théocratique verrouillé à Kandahar

    Le gouvernement siège à Kaboul, mais l'autorité suprême revient à l'émir Haibatullah Akhundzada, reclus à Kandahar. Aucune élection n'est envisagée et les voix plus pragmatiques, comme celle d'Abdul Ghani Baradar, pèsent peu face à la ligne dure.


    L'« apartheid de genre »

    Voile intégral, tuteur masculin obligatoire pour se déplacer, école interdite aux filles après le primaire, emploi proscrit dans les espaces mixtes : les appels de l'ONU et de l'OCI restent lettre morte. En réaction, des femmes organisent des cours clandestins.


    Une économie exsangue

    181e à l'IDH, l'Afghanistan affiche une croissance de 2 à 3 %, très insuffisante. Les projets régionaux comme le gazoduc TAPI restent bloqués. Le pavot a été quasiment éradiqué, au prix d'une crise de reconversion paysanne, tandis que le trafic de méthamphétamine progresse.


    Des menaces sécuritaires persistantes

    Malgré le déni de Kaboul, l'État islamique au Khorassan multiplie les attentats ciblés. Le Front national de résistance d'Ahmad Massoud, lui, ne pèse pas militairement.


    Entre ouverture pragmatique et rupture avec le Pakistan

    Seule la Russie a reconnu le régime, mais une vingtaine d'États restent présents à Kaboul. Avec Islamabad, qui accuse Kaboul d'abriter les talibans pakistanais du TTP, la rupture est consommée : frappes jusque sur Kaboul en mars 2026, frontières fermées et renvois massifs de réfugiés afghans.


    Un régime appelé à durer

    Faute d'opposition structurée ou de pression extérieure décisive, la ligne ultra-conservatrice fixée à Kandahar semble appelée à perdurer.


    > À réécouter sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, etc.


    Suivez l'Ifri sur http://www.ifri.org et sur les réseaux sociaux :

    • Podcast "Le monde selon l'Ifri" : https://www.ifri.org/fr/podcast-monde-selon-lifri

    • X : http://twitter.com/IFRI_

    • LinkedIn : http://www.linkedin.com/company/ifri

    • Instagram : https://www.instagram.com/ifri_paris

    • Facebook : http://www.facebook.com/Ifri.Paris


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Afficher plus Afficher moins
    39 min
adbl_web_anon_alc_button_suppression_t1
Aucun commentaire pour le moment