Épisodes

  • Géo-ingénierie solaire (avec Pasquale Sellitto)
    Sep 23 2026

    Réfléchir les rayons du soleil pour refroidir artificiellement la planète ?


    Voilà le principe de la géo-ingénierie solaire, un ensemble de technologies controversées qui pourraient bientôt se retrouver sur le devant de la scène face à l'urgence climatique.


    Et le secteur privé commence déjà à s'en emparer, à l'image des tests conduits par la start-up étasunienne Make Sunsets. Dans une récente étude publiée dans EGUsphere, le climatologue Pasquale Sellitto (LISA-IPSL), spécialiste de la physico-chimie de l'atmosphère, a justement étudié les capacités de futurs satellites pour détecter et quantifier de telles expériences unilatérales de géo-ingénierie, qui profitent de l'absence d'un cadre légal clairement défini en la matière.


    • Que recouvre exactement le terme de « géo-ingénierie solaire » ?
    • Quel rôle sera-t-elle amenée à jouer dans les politiques climatiques futures ?
    • Comment assurer une gouvernance efficace et globale de ces technologies ?


    L'hypothétique déploiement massif de la géo-ingénierie solaire fait notamment peser un risque majeur : celui d'un « choc terminal ».


    « En cas d'arrêt soudain, et sans baisse des émissions des gaz serres anthropogéniques, on aurait une augmentation rapide et importante de la température, avec des effets potentiellement catastrophiques sur le système climatique, sur les écosystèmes et sur la société », explique Pasquale Sellitto dans cet épisode.


    Écoutez l’épisode réalisé par Pierre-Alexandre Lhotellier.

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    12 min
  • Les poussières du Sahara aggravent les canicules ?
    Sep 15 2026

    Les six vagues de canicule qui ont touché la France pendant l’été 2026 ont-elles été aggravées par la présence de poussières sahariennes dans l’atmosphère ?


    C’est la fascinante question sur laquelle ont enquêté des scientifiques de différents laboratoires de l’IPSL, dont le Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (LSCE) et le Laboratoire Interuniversitaire des Systèmes Atmosphériques (LISA). Parmi eux, François Dulac, spécialiste de la chimie de l’atmosphère et des aérosols au LSCE et co-auteur, avec Michel Legrand du LISA, d’une étude qui fait le lien entre climat passé et poussières sahariennes.



    • Comment les poussières du désert du Sahara, situé à plus de mille kilomètres des côtes françaises, influencent-elles la température en Europe ?
    • Est-ce que les poussières accélèrent la fonte des glaciers ?
    • Y a-t-il un risque d’effet boule de neige à cause du réchauffement climatique ?


    « Il y a deux types d’interactions des poussières désertiques avec le rayonnement : d'une part elles sont colorées, elles vont donc absorber une partie du rayonnement solaire et réchauffer les couches atmosphériques dans lesquelles elles se trouvent […] et, d'autre part, à cause de leur granulométrie plus grossière que les particules de pollution par exemple, elles interagissent avec le rayonnement infrarouge », explique François Dulac.


    Ces poussières, qui remplissent l’air chaud au-dessus du Sahara, contribuent donc à un effet de serre durant les épisodes de chaleur en réémettant des infrarouges vers la Terre. Elles représentent également un risque pour les glaciers en accélérant leur fonte, notamment pendant les périodes chaudes et arides qui favorisent leur émission.


    Écoutez l’épisode réalisé par Léo Chakri !

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    12 min
  • Carottes glaciaires : retour vers le passé climatique
    Jun 30 2026

    Extraites des profondeurs de l’Antarctique, de l’Arctique ou des grands glaciers continentaux, les carottes de glace — ces immenses cylindres de glace qui renferment une mine d’or d’informations sur les climats passés — nous permettent de retracer l’évolution des températures ou encore la composition de l’atmosphère sur plusieurs centaines de milliers d’années.


    Début 2025, les équipes du projet européen « Beyond Epica » sont parvenues à extraire de la glace antarctique une carotte remontant à environ 1,2 million d’années. L’exploitation de ces données aide la communauté scientifique à lever le voile sur un ralentissement inexpliqué de la fréquence des cycles glaciaire-interglaciaire de la Terre il y a plus d’un million d’années, au cours d’une période appelée la transition du Pléistocène moyen (TPM).


    • Quelles données climatiques les carottes glaciaires renferment-elles exactement ?
    • Comment sont-elles extraites et déchiffrées par les scientifiques ?
    • Et en quoi l’étude des climats passés est-elle essentielle face à la crise climatique actuelle ?


    Des questions qui sont au cœur de ce nouvel épisode d’IPSL News, en compagnie de Mathieu Casado, climatologue et glaciologue au LSCE-IPSL, spécialiste de l’étude des carottes glaciaires, qui a traversé le continent antarctique pour mesurer la composition isotopique de la neige et de la vapeur.


    Un épisode réalisé par Pierre-Alexandre Lhotellier !

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    12 min
  • Pourquoi le « poumon bleu » de la Terre se dégrade ?
    Jun 10 2026


    La forêt amazonienne joue un rôle primordial dans la régulation du climat.


    Depuis plusieurs années, cette région du monde est menacée par les activités humaines, comme la déforestation, mais aussi par le changement climatique. Une étude récente, publiée le 6 mai 2026 dans la revue Nature, alerte sur les risques de sécheresse en Amazonie liées au réchauffement climatique et le dépassement d’un seuil critique bien plus bas que les précédentes estimations.


    Au-delà de ce seuil, désormais situé entre +1,5 et +1,9 °C par rapport aux niveaux préindustriels, la forêt amazonienne devient instable : concrètement, elle pourrait évoluer durablement vers des états plus dégradés. Une situation préoccupante, car aujourd’hui le biome amazonien contient environ 100 milliards de tonnes de CO₂.



    • Quelles sont les conséquences sur le cycle du carbone ?
    • Quels sont les modèles utilisés pour ces prévisions et leurs limites ?
    • Comment le réchauffement climatique affecte-t-il les zones forestières ?


    Réponses à toutes ces questions dans le nouvel épisode d'IPSL News avec Philippe Ciais, chercheur en modélisation climatique et expert du cycle du carbone au LSCE de l’IPSL.

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    13 min
  • Climat et environnement : la bataille de l'information (avec Christophe Cassou)
    May 27 2026

    Dans un contexte d'urgence climatique croissante, la désinformation sur le climat et l'environnement continue de prospérer, à la fois sur les réseaux sociaux – en particulier sur X – mais aussi dans les médias traditionnels.


    Pour assurer une meilleure couverture médiatique de ces enjeux, plusieurs acteurs plaident pour un rapprochement entre scientifiques et journalistes, comme ce fut le cas avec le lancement du « Journal Météo Climat » sur France 2 en 2024, qui a permis à la chaîne de tripler sa couverture de l'environnement entre 2015 et 2025.


    En parallèle, à un an de l'élection présidentielle de 2027, l'Élysée a récemment annoncé le lancement d'un « plan national pour l’accès à l’information sur l’environnement et le climat » d'ici l'été 2026 face à la désinformation.


    • Quels sont les contours de la désinformation climatique en 2026 ?
    • Quel rôle les scientifiques et les journalistes doivent-ils jouer face aux fake news ?
    • Et quelles solutions pour garantir une information vérifiée et de qualité sur l'environnement et le climat ?


    Réponses à toutes ces questions dans le nouvel épisode de notre série IPSL News avec Christophe Cassou, climatologue au LMD-IPSL, vulgarisateur scientifique sur les enjeux climatiques et particulièrement engagé contre la désinformation.


    Et pour poursuivre la réflexion sur ces enjeux, rendez-vous le mardi 2 juin 2026 à l'IPSL à la journée annuelle du centre Climat – Société, consacrée à la désinformation climatique et aux nouveaux récits.

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    12 min
  • Dérogation du Movento : quel impact des pesticides sur les écosystèmes ?
    May 6 2026
    Il y a un décalage entre les études menées en laboratoire, dans des conditions très standardisées et sur des organismes modèles et ce que l’on observe réellement dans la nature.


    Le 9 mars 2026, le gouvernement français a accordé une dérogation pour l’utilisation du Movento, un pesticide agricole destiné à lutter contre les ravageurs, malgré son interdiction de commercialisation et d’usage dans l’Union européenne depuis 2025.


    Cette décision a suscité de vives réactions de la part d’ONG telles que Générations Futures et France Nature Environnement. Parmi les arguments avancés : la toxicité de cette substance pour les abeilles, les poissons, mais aussi pour l’être humain.


    En cause, le spirotétramate, substance active du Movento, qui inhibe la synthèse des phospholipides, composants essentiels des membranes cellulaires des organismes vivants. Des études récentes suggèrent qu’il pourrait être nocif pour les abeilles, qu’il est suspecté d’affecter la fertilité et le développement du fœtus chez l’humain et qu’il présente des risques pour les milieux aquatiques.


    Selon le SDES (Service des données et études statistiques), un cours d’eau contrôlé sur deux en France est aujourd’hui considéré comme fortement pollué par les pesticides.


    • Comment les pesticides se retrouvent-ils dans les cours d’eau ?
    • Quels sont les différents effets sur le vivant ?
    • Quelle est leur durée de vie dans la nature ?


    Découvrez les réponses d'Aurélie Goutte, enseignante-chercheuse en écotoxicologie et spécialiste des milieux aquatiques à l’unité de recherche METIS de l’IPSL dans le nouvel épisode d’ IPSL News, Dérogation du Movento : quel impact des pesticides sur les écosystèmes ?


    Bonne écoute !

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    12 min
  • Mission spatiale IASI-NG : observer l'atmosphère depuis l'espace
    Apr 29 2026
    Comment observer l'atmosphère et le climat depuis l'espace ?


    Prévoir la météo, analyser la composition de l'atmosphère, étudier le changement climatique… En complément des sites d'observation à terre, ces missions sont aussi assurées par des satellites qui embarquent des capteurs comme IASI – ou Interféromètre de sondage atmosphérique dans l’infrarouge. Depuis vingt ans, les trois capteurs IASI envoyés dans l'espace mesurent deux fois par jour le rayonnement infrarouge émis par la Terre pour en déduire des informations sur l'atmosphère.


    Pour prendre la relève et assurer la continuité des mesures sur les vingt prochaines années, le premier capteur IASI de nouvelle génération (IASI-NG) a été mis sur orbite le 12 août 2025. Objectif : améliorer d'un facteur 4 la qualité des mesures par rapport à son prédécesseur.


    • Quelles découvertes et mesures IASI a-t-il permis de réaliser jusqu'à aujourd'hui ?
    • Quelles améliorations techniques entre IASI et IASI-NG ?
    • Et comment assurer la transition entre l'ancienne et la nouvelle génération de capteurs IASI ?


    Réponses à toutes ces questions dans le nouvel épisode d'IPSL News avec Cyril Crevoisier, directeur de recherche CNRS au LMD-IPSL et responsable scientifique de la mission spatiale IASI-NG.


    Découvrez le nouvel épisode d’IPSL News, « Mission spatiale IASI-NG : observer l'atmosphère depuis l'espace », réalisé par Pierre-Alexandre Lhotellier.


    Bonne écoute !


    Pour nous contacter : communication@ipsl.fr

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    13 min
  • L'érosion : source ou puits de carbone ?
    Sep 15 2025
    Est-ce que l’érosion des sols est une source ou un puits de carbone ?


    L’érosion est un processus mécanique naturel, provoqué par le vent ou l’eau, mais qui peut être fortement amplifié par certaines activités humaines, comme le labour agricole. Si les scientifiques n’ont pas encore tranché sur cette question, Bertrand Guénet, chercheur au Laboratoire de géologie de l’ENS et au LSCE-IPSL, précise dans quels cas l’érosion contribue au stockage du carbone et dans quels cas, au contraire, elle amplifie les émissions de CO₂.


    Quand les sols emportés par l’érosion – ainsi que le carbone présent en surface – sont transportés par les rivières jusqu’au fond des océans, où ils se sédimentent pour très longtemps, l’effet est plutôt positif pour le bilan carbone. Cependant, ce transport peut aussi briser les agrégats de sols et libérer du CO₂ dans l’atmosphère, entraînant alors l’effet inverse.

    « Il faut laisser le sol nu, sans végétation, le moins longtemps possible », souligne le chercheur, qui considère l’agroforesterie comme une technique particulièrement efficace pour favoriser le stockage du carbone.


    Découvrez le nouvel épisode d’IPSL News, « L'érosion : source ou puits de carbone ? », réalisé par Marthe Chevalier !


    Bonne écoute !

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    13 min