Couverture de Géopolitique

Géopolitique

Géopolitique

De : RFI
Écouter gratuitement

Offres de saison | 0,99 € par mois pendant les 3 premiers mois

5,99 €/mois par la suite. Des conditions s’appliquent. Annulation mensuelle possible.

Géopolitique parcourt les grandes régions du monde auxquelles sont associés des enjeux majeurs. Marie-France Chatin invite au débat chercheurs et experts, afin que soient expliqués et mis en lumière les différents mécanismes qui régissent les rapports entre les sociétés et leur environnement. Les invités de Géopolitique confrontent leurs regards sur un sujet d’actualité internationale. Une émission présentée par Marie-France Chatin. Réalisation et technique : Mathias Golshani. Avec la collaboration de Cécile Lavolot. *** Diffusions le samedi et le dimanche à 17h10 TU vers toutes cibles.

France Médias Monde
Politique et gouvernement
Épisodes
  • Cuba : Trump joue-t-il avec le feu?
    Sep 13 2026

    L’île de Cuba traverse aujourd’hui ce que plusieurs observateurs décrivent comme la crise la plus aiguë de son histoire moderne, bien au-delà de la « Période spéciale » des années 1990. Depuis janvier 2026, un tournant décisif a été pris : suite à l’intervention américaine au Venezuela et à la capture de Nicolás Maduro, Washington exerce une pression maximale et a imposé un blocus énergétique quasi-total à La Havane, coupant l’accès au pétrole vénézuélien qui sustentait l’économie cubaine.

    L’administration Trump espère créer une situation visant à forcer le leadership cubain vers une ouverture politique et économique qui transformerait l’île en un partenaire dépendant des États-Unis. Voire une tutelle comme c’est le cas au Venezuela. Les conséquences sont visibles : des pannes de courant de 20 à 22 heures par jour à La Havane, des pénuries alimentaires et médicamenteuses critiques, et des tensions sociales avec des manifestations. De nombreux Cubains ont été renvoyés par Washington dans l’île et l’exode se poursuit, réorienté massivement vers l’Amérique Latine. La question de l’avenir de Cuba est, bien sûr, posée alors que les projets de Donald Trump et son secrétaire d’État Marco Rubio semblent diverger et que plane toujours l’éventualité d’une intervention américaine, laquelle toutefois ne manque pas d’obstacles. Certes isolée, Cuba n’en conserve pas moins des appuis, Chine, Russie, Iran.

    Invités :

    • Janette Habel, politologue et chercheuse associée à l’IHEAL
    • Jean Mendelson, ancien ambassadeur de France à Cuba
    • Christophe Ventura, directeur de recherche à l’IRIS, responsable du programme Amérique Latine/Caraïbes et membre de la rédaction du Monde diplomatique.
    Afficher plus Afficher moins
    48 min
  • France-Algérie : comment sortir du blocage?
    Sep 19 2026

    La France est entrée en campagne électorale dans la perspective des présidentielles de 2027. Une élection pour laquelle l’Europe promet de prêter une attention particulière et elle n’est pas la seule. L’Algérie qui, après plus d’un siècle de colonisation française, est devenue indépendante le 5 juillet 1962, s’honore d’avoir gagné l’une des plus difficiles guerres de décolonisation et d’avoir imposé une défaite à la France et à l’OTAN.

    La France et l'Algérie appartiennent à deux aires culturelles que tout oppose et dont la guerre d’indépendance et ses conséquences restent non soldées malgré des tentatives de réconciliation mémorielle ratée. L’Algérie se voit comme une puissance africaine non-alignée, proche de la Russie et de la Chine. Depuis 2024, un conflit asymétrique s’est engagé entre la France et l’Algérie : otages, rappels d’ambassadeurs, chute des échanges, crise des visas, reconnaissance par l’Élysée de la marocanité du Sahara occidental. Est évoquée la « plus grave crise » traversée par les deux pays depuis 1962 alors que sur le plan géopolitique, les deux pays auraient intérêt à trouver des points de convergence et que les Algériens constituent la première communauté étrangère migratoire en France.

    Invités :

    • Pierre Vermeren, historien du Maghreb et du Moyen Orient, professeur des Universités à Paris 1 Panthéon Sorbonne. France-Algérie. De 1962 à nos jours. Histoire d’une relation pathologique, éditions Tallandier.
    • Michel Duclos, ancien ambassadeur. Conseiller spécial géopolitique et diplomatie à l’Institut Montaigne. Coauteur de la note (Scénarios) « France-Algérie : sortir de l’émotion ».
    Afficher plus Afficher moins
    48 min
  • Quel avenir pour l'Alliance de La Mecque?
    Sep 20 2026

    Le 7 août 2026, à La Mecque, trois puissances du monde musulman ont signé un accord qui pourrait modifier l'équilibre stratégique du Moyen-Orient et, plus largement, celui du monde musulman. L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie se sont engagés, dans le cadre du « Mecca Joint Defence Agreement », à considérer une attaque contre l'un d'entre eux comme une attaque contre les trois. Une clause qui rappelle évidemment le fameux article 5 de l'OTAN.

    Faut-il pour autant parler d'une « OTAN musulmane » ?

    La comparaison est séduisante, mais elle est probablement trop simple. Car derrière cet accord, se trouvent trois pays aux intérêts très différents. L'Arabie saoudite est la grande puissance financière et énergétique du Golfe. Elle cherche, depuis plusieurs années, à diversifier ses partenariats et à ne plus dépendre exclusivement de la protection américaine. La Turquie est une puissance militaire majeure, membre de l'OTAN, dotée d'une industrie de défense de plus en plus autonome, notamment dans les drones. Elle cherche également à affirmer son rôle de puissance incontournable entre l'Europe, le Moyen-Orient et l'Asie. Et puis il y a le Pakistan : le seul État musulman doté officiellement de l'arme nucléaire, qui entretient des relations anciennes et particulièrement étroites avec l'Arabie saoudite, mais qui partage également une frontière avec l'Iran et tente de conserver un rôle de médiateur dans les crises régionales. Alors, que cherchent réellement ces trois pays ? Se protéger contre l'Iran ? Répondre à l'affaiblissement de la garantie américaine ? Construire une nouvelle puissance militaire du monde musulman ? Ou simplement mettre en commun des intérêts qui, pour l'instant, convergent ? La question est d'autant plus actuelle que l'accord est déjà confronté à une situation concrète : les attaques des Houthis, alliés de l'Iran, contre le territoire et les infrastructures saoudiennes. Islamabad a récemment précisé qu'aucune réponse militaire commune n'avait encore été envisagée. Alors, alliance militaire véritable ou démonstration de puissance ?

    Invités :

    • Fatiha Dazi Heni, politologue, spécialiste des monarchies de la péninsule Arabique, chercheure à l’Institut de Recherche Stratégique de l’École militaire, l’Irsem et enseignante « Monde arabe » à Sciences Po Lille
    • Dorothée Schmid, responsable du programme Turquie/Moyen-Orient de l’IFRI
    • Gilles Bocquerat, spécialiste de l’Asie du Sud, chercheur associé à la Fondation pour la Recherche Stratégique.
    Afficher plus Afficher moins
    49 min
adbl_web_anon_alc_button_suppression_t1
Aucun commentaire pour le moment