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Une fille, qui danse

Lu par : Théo Frilet
Durée : 4 h et 59 min
Catégories : Romans, Contemporains
3.5 out of 5 stars (22 notations)

Prix : 9,95 €

9,95 € / mois après 30 jours. Résiliable à tout moment.

Description

Ceux qui veulent nier le passage du temps disent : quarante ans, ce n'est rien, à cinquante ans on est dans la fleur de l'âge, la soixantaine est la nouvelle quarantaine et ainsi de suite. Je sais pour ma part qu'il y a un temps objectif, mais aussi un temps subjectif... le vrai, qui se mesure dans notre relation à la mémoire. Alors, quand cette chose étrange est arrivée, quand ces nouveaux souvenirs me sont soudain revenus, ç'a été comme si, pendant ce moment-là, le temps avait été inversé...

Comme si le fleuve avait coulé vers l'amont. Tony, la soixantaine, a pris sa retraite. Il a connu une existence assez terne, un mariage qui l'a été aussi. Autrefois il a beaucoup fréquenté Veronica, mais ils se sont éloignés l'un de l'autre. Apprenant un peu plus tard qu'elle sortait avec Adrian, le plus brillant de ses anciens condisciples de lycée et de fac, la colère et la déception lui ont fait écrire une lettre épouvantable aux deux amoureux. Peu après, il apprendra le suicide d'Adrian. Pourquoi Adrian s'est-il tué? Quarante ans plus tard, le passé va ressurgir, des souvenirs soigneusement occultés remonter à la surface - Veronica dansant un soir pour Tony, un week-end dérangeant chez ses parents à elle... Et puis, soudain, la lettre d'un notaire, un testament difficile à comprendre et finalement, la terrible vérité, qui bouleversera Tony comme chacun des lecteurs d'Une fille, qui danse.

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©2013 ILA. Traduit de l'anglais par Jean-Pierre Aoustin (P)2018 Audible Studios

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Notations

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Interprétation

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Histoire

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  • Histoire
    4 out of 5 stars

Un livre sur le temps qui passe

Quelle bonne surprise cette lecture. Que de bons mots et de belles citations. Je l'aurais lu en papier, il aurait été décoré d'une multitude de notes !

C'est l'histoire de Tony. Il y a 2 parties. Dans la première nous découvrons un Tony, jeune, insouciant, qui vit entre ses amis et ses cours de fac puis dans la seconde, nous retrouvons Tony à 60 ans, plus mûr, plus terne. Un drame s'est passé pendant ses années fac, un événement qu'il n'a jamais oublié et qui a marqué le passage à sa vie d'adulte. Alors, quand 40 ans après, il reçoit une lettre testament d'une personne qu'il pensait avoir oublié, tout refait surface et il est submergé par les interrogations et surtout les souvenirs.

Un roman court sans aucune longueur. Un roman sur le temps qui passe et qu'on ne peut modifier, mais seulement accepter. Un roman qui fait réfléchir sans jugement ou compassion.

Je l'ai écouté en audio. La voix de Théo Frilet est parfaite pour le rôle de Tony. Le narrateur a d'ailleurs prêté sa voix dans le film Les Animaux Fantastiques pour le rôle de Norbert ainsi que pour l'audio du livre.

En écrivant ses mots et en cherchant des informations sur ce roman, je découvre qu'il a été adapté au cinéma cette année sous le titre "A l'heure des souvenirs".

Extrait :
" Nous vivons dans le temps - il nous tient et nous façonne, mais je n’ai jamais eu l’impression de bien le comprendre. Et je ne parle pas de théories selon lesquelles il pourrait se replier en boucle, ou exister ailleurs dans des versions parallèles. Non, je pense au temps ordinaire, quotidien, celui dont les horloges et les montres nous assurent qu’il s’écoule d’une façon régulière : tic-tac, tic-tac. Quoi de plus logique qu’une aiguille des secondes ? Et pourtant, il suffit du moindre plaisir ou de la moindre peine pour nous faire prendre conscience de la malléabilité du temps. "



Vous aurez compris que je vous recommande cette lecture.

2 sur 2 personne(s) ont trouvé cet avis utile.

  • Global
    3 out of 5 stars
  • Interprétation
    4 out of 5 stars
  • Histoire
    2 out of 5 stars

Bien écrit et fouillé mais ennuyeux et égocentré.

Ce livre de Julian Barnes, Une fille, qui danse, a attiré ma curiosité parce qu’il y était question de la mémoire et du caractère fictionnel des souvenirs…, vastes thématiques qui me sont chères.

Le personnage principal de ce roman en est aussi le narrateur à la première personne… Tout tourne autour de lui et de ses ressentis. Tony Webster, arrivé à l’âge de la retraite, revient longuement sur sa vie et sur certains évènements de son passé. Nous sommes en Angleterre, des années 1960 à nos jours.
La première partie raconte la fin de l’adolescence et le passage à l’âge adulte en présentant les protagonistes ce cette histoire, quatre copains de lycée, pleins de grandes idées qui commentent le monde qui les entoure : aux côtés de Tony, nous faisons la connaissance d’Alex, de Colin et surtout d’Adrian, l'esprit fort du groupe, à la fois intelligent et brillant. Naturellement, une fille gravite autour des jeunes hommes, la secrète Veronica, qui sortira d’abord avec Tony avant de le quitter pour Adrian. Le suicide d’un de leurs camarades sera prétexte à de longues discussions et extrapolations diverses.
Dans la seconde partie de ce livre, le narrateur fait un grand bond en avant, une ellipse temporelle qui va changer le point de vue. Si les souvenirs des années de jeunesse étaient à la fois très vivants et précis, les années suivantes vont nous être décrites à travers le prisme de la mémoire et des impressions de Tony. J’ai retenu la métaphore de la boite noire des avions qui ne sert qu’en cas d’accidents et dont le contenu est automatiquement effacé quand il ne se passe rien de potentiellement grave. La sérénité de Tony est bousculée par un étrange testament, celui de la mère de Veronica, qui le rend légataire de documents très personnels concernant Adrian. Alors que Tony est en paix avec sa propre vie, qu’il a digéré son divorce, qu’il est grand-père, etc…, il renoue avec son passé et s’interroge sur ses actes.

Je ne connaissais pas Julian Barnes avant de lire ce livre… Je découvre une plume très introspective, à travers un personnage très agaçant qui intellectualise énormément, dont le point de vue à la fois égocentrique et subjectif fausse et dénature l’enchainement des faits. Des parcours se chevauchent, des suicides se répondent… Tout devient matière à interprétation. J’avoue m’être un peu perdue, avoir eu du mal à m’intéresser aux personnages, pourtant très travaillés, disséqués même dans un souci d’observation et de détails poussés à l’extrême. Seule l’ex-femme de Tony trouve grâce à mes yeux pour sa distance et son bon sens !
D’un bout à l’autre de ce roman, il m’a manqué des clés de lecture. Je n’ai pas compris pourquoi la traduction française a donné autant d’importance à Veronica dans le titre ni la présence de la virgule, puisque Tony concentre l’ensemble du propos sur sa personne… The Sense of an ending était un titre plus général mais qui me parlait davantage.
J’avais choisi une version audio de ce livre, plutôt bien lue par Théo Frilet ; ce jeune comédien livre une belle performance qui restitue la personnalité du narrateur. J’avoue cependant avoir parfois écouté d’une oreille un peu distraite, comme quand on saute quelques lignes dans un texte écrit… J’avais un peu de mal à m’intéresser à l’existence plutôt terne et ennuyeuse de Tony, une vie banale de Monsieur tout le monde. Malgré mon ennui, je voulais voir où Julian Barnes voulait m’emmener, comprendre le ressassement de certaines images et de souvenirs plus précis les uns que les autres : une montre portée tournée sur la face interne du poignet, Veronica dansant une seule fois pour Tony, l’ambiance malsaine d’un week-end chez ses parents à elle avec la poêle à frire dans l’évier et le sperme dans le lavabo… J’attendais le bouleversement promis par la quatrième de couverture qui tardait à venir. Le dénouement ne m’a pas particulièrement émue ni touchée ; je crois surtout que j’étais contente d’en avoir terminé avec ce livre…

Une conclusion en demi-teinte, donc… Bien écrit, bien fouillé, mais ennuyeux et égocentré.

1 sur 1 personne(s) ont trouvé cet avis utile.

  • Global
    5 out of 5 stars
  • Interprétation
    5 out of 5 stars
  • Histoire
    5 out of 5 stars

Une merveille

Intelligent, sensible, fin, juste , honnête
On en sort grandi
Également de son dernier livre : Une seule histoire.
Le lecture est parfaite : Theo Frilet merci pour votre talent
Julian Barnes est un géant

Lucile

1 sur 1 personne(s) ont trouvé cet avis utile.

  • Global
    5 out of 5 stars
  • Interprétation
    5 out of 5 stars
  • Histoire
    4 out of 5 stars

une reflexion bien ecrite sur la mémoire

l'intérêt de ce livre c'est sue chacun y trouvera des choses différentes, une certaine vision des années 60, une reflexion sur la mémoire, sur l'histoire, sur le couple... un livre riche.

  • Global
    3 out of 5 stars
  • Interprétation
    5 out of 5 stars
  • Histoire
    3 out of 5 stars

Un beau texte

Un beau texte mais un peu long parfois. Il faut s'accrocher pour suivre le schéma de pensée du narrateur..