MEMBRE

Jean-Noel et Aline

  • 44
  • critiques
  • 71
  • votes utiles
  • 47
  • notes
  • Le Trône de fer

  • Le Trône de fer 1
  • De : George R. R. Martin
  • Lu par : Bernard Métraux
  • Durée : 17 h et 4 min
  • Version intégrale
  • Global
    4.5 out of 5 stars 1 152
  • Performance
    4.5 out of 5 stars 1 055
  • Histoire
    5 out of 5 stars 1 046

"En ces temps-là nimbés de brume, où la belle saison pouvait durer des années et la mauvaise toute une vie, se multiplièrent un jour des présages alarmants. Au nord du Mur colossal qui protégeait le royaume, se massèrent soudain des forces obscures. Au sud, l'ordre établi chancela. Le meurtre et la corruption, la lâcheté et le mensonge enserrèrent inexorablement le trône convoité..."

  • 5 out of 5 stars
  • Excellent... Magistralement lu

  • Écrit par : Shenzhu le 06/07/2015

Une écriture vivante, visuelle et addictive

Global
4 out of 5 stars
Performance
3 out of 5 stars
Histoire
5 out of 5 stars

Rédigé le : 05/07/2019

C’est après le visionnage intensif des huit saisons de la série télévisée adaptée puis inspirée des romans de George R.R. Martin que je j’ai décidé de me plonger dans l’intégralité des volumes du Trône de Fer.

Ma première surprise a été de découvrir combien les réalisateurs de la série ont fidèlement suivi le schéma narratif du livre au point de reprendre fidèlement les enchainements de péripéties et même le contenu de certains dialogues… À ce niveau-là, il s’agit vraiment d’une véritable collaboration entre l’auteur et les scénaristes, pour qui le plus gros du travail était déjà écrit. En fait, ce tome correspond point par point aux cinq premiers épisodes de la saison une.
Ainsi, ma lecture est un peu faussée et parasitée par mes souvenirs, à la fois très précis et très récents, et je n’arrivais pas à m’imaginer les personnages autrement qu’à travers les physionomies des acteurs. C’est la première fois que je suis à ce point « connectée » entre un livre et son adaptation.
Comme les deux supports sont une véritable réussite, je reste séduite par cette magnifique fantasy.

George R. R. Martin a créé un univers complexe où chaque « couronne » a ses propres us et coutumes, chaque région sa géographie ; le chapitrage polyphonique mêle avec brio les arcs narratifs ; les hommes et les femmes se partagent la vedette… Une réussite !

J’ai choisi la version audio, lue par Bernard Métraux que j’avais déjà beaucoup apprécié dans Feu et Sang ; ici, je lui reproche seulement de contrefaire sa voix pour incarner les différents personnages car certaines voix de fausset ne sont vraiment pas réussies. Encore une fois, je vais répéter que, selon moi une lecture audio ne doit pas être jouée et encore moins sur-jouée : mettre le ton suffit pour que l’audio lecteur ait toute liberté pour s’imaginer et s’approprier le texte.

Une belle réussite pour ce tome un avec une écriture vivante, visuelle et addictive ; le dénouement laisse le récit en suspens... J’enchaîne vite avec la suite.

  • Feu et sang 1

  • De : George R. R. Martin
  • Lu par : Bernard Métraux
  • Durée : 15 h et 52 min
  • Version intégrale
  • Global
    4.5 out of 5 stars 118
  • Performance
    5 out of 5 stars 112
  • Histoire
    4.5 out of 5 stars 113

"Au septième jour, une nuée de corbeaux jaillit des tours de Peyredragon pour propager la parole de lord Aegon aux Sept Couronnes de Westeros. Ils volaient vers les sept rois, vers la Citadelle de Villevieille, vers les seigneurs tant petits que grands. Tous apportaient le même message : à compter de ce jour, il n'y aurait plus à Westeros qu'un roi unique. Ceux qui ploieraient le genou devant Aegon de la maison Targaryen conserveraient terres et titres. Ceux qui prendraient les armes contre lui seraient jetés à bas, humiliés et anéantis."

  • 5 out of 5 stars
  • Uniquement narratif

  • Écrit par : camil le 26/02/2019

J'ai adoré !

Global
5 out of 5 stars
Performance
4 out of 5 stars
Histoire
5 out of 5 stars

Rédigé le : 18/06/2019

Je n’ai découvert George R. R. Martin que très récemment après le visionnage intensif de la série complète de Game of Thrones adaptée et inspirée de son œuvre, Le Trône de fer.
Désireuse de me plonger dans ses livres, c’est tout naturellement que j’ai décidé de commencer par le tout début, soit trois siècles avant l’unification des sept couronnes.

Feu et sang… Tout est dit dans le titre : les Targaryens possèdent des dragons cracheurs de feu et font couler le sang de tous ceux qui refusent de ployer le genou devant leur suprématie.
L’ensemble est très narratif dans un récit à la première personne ; c’est un grand mestre de la Citadelle qui raconte l’enchainement des faits et des évènements, prenant parfois le lecteur à partie, avouant de temps en temps sa méconnaissance de certains détails, revenant sur d’autres, bouleversant la chronologie si besoin. George R. R. Martin a littéralement imaginé, construit et écrit l’Histoire de Westeros.
J’avais choisi une version audio de ce livre, très bien lue par Bernard Métraux, et mon voyage quasi quotidien à Westeros va me manquer. En effet, malgré la longueur de ce roman, ce n’est jamais ennuyeux ; le récit alterne avec brio les scènes de la vie publique et de la vie privée, les descriptions de batailles et les relations diplomatiques, la politique et l’économie, les moments culturels, les us et coutumes, l’architecture… Tout est détaillé, très visuel, vivant.
Avec cette histoire fictionnelle, l’auteur démontre combien l’Histoire se répète, comment les erreurs du passé ne servent pas toujours de leçons pour l’avenir. Ce tome 1 couvre cent ans et devrait donc être suivi de deux autres volets ; c’est un travail titanesque !

J’ai adoré !

  • Le syndrome Copernic

  • De : Henri Loevenbruck
  • Lu par : Christian Fromont
  • Durée : 14 h et 5 min
  • Version intégrale
  • Global
    4 out of 5 stars 117
  • Performance
    4 out of 5 stars 42
  • Histoire
    4 out of 5 stars 42

Détenir une vérité que le monde refuse mais dont la portée pourrait bouleverser l'avenir de l'humanité. Cette certitude a un nom : le syndrome Copernic. Vigo Ravel a trente-six ans et a développé les symptômes de ce mal étrange. Diagnostiqué schizophrène et amnésique, il s'est résigné à accepter sa maladie, notamment grâce à l'aide de son psychiatre et de nombreux médicaments. Mais Vigo souffre-t-il vraiment d'une schizophrénie paranoïde aiguë ou connaît-il simplement la vérité ? Les voix dans sa tête sont-elles des hallucinations dues à ses troubles psychiques ou entend-il les pensées des gens ?

  • 4 out of 5 stars
  • J'ai aimé...

  • Écrit par : Didier Genier le 23/02/2007

Du grand Lœvenbruck !

Global
5 out of 5 stars
Performance
4 out of 5 stars
Histoire
5 out of 5 stars

Rédigé le : 24/05/2019


Mon sixième Lœvenbruck, Le Syndrome Copernic…

Encore une fois, c’est un excellent thriller superbement écrit, captivant et énormément documenté.
Le héros principal, victime malgré lui d’en ensemble de symptômes psychiatriques, nous entraine dans les affres de la schizophrénie sur fond d’attentats terroristes et de manipulations mentales. L’écriture est à la première personne, entrecoupée d’extrait des carnets de notes du même narrateur.
L’ensemble est rythmé, efficace, sans fausse note.
Les situations reprenant les clichés du genre comme le binôme improbable entre la femme flic en burn-out et le suspect poursuivi, les relations patient/thérapeute, le groupe de hackers hétéroclites lanceurs d’alertes, les manœuvres socio-politiques, la chasse à l’homme… sont revisitées et ménagent pas mal de surprises.
De plus, j’ai trouvé que ce livre allait un peu au-delà de la simple lecture détente en distillant quelques interrogations sur la communication, le rapport avec la maladie mentale et les dérives tout à fait possibles de certaines recherches neurocognitives. Dans ce dernier domaine, il est évident que l’auteur a fait un énorme travail de recherche pour écrire son livre et c’est une posture que je salue.
Enfin, sur un plan tout à fait personnel, j’ai eu plaisir de partager avec les héros principaux mon grand amour de la lecture, de retrouver dans les ressentis littéraires de Vigo et d’Agnès mes propres impressions ou attitudes.

J’avais, encore une fois, choisi une version en livre audio, très bien lue par Christian Fromont. Je formulerai juste une petite réserve sur le changement de voix pour différencier les personnages, pas nécessaire selon moi car une lecture audio ne doit pas être jouée. De plus, les voix féminines dites en mode nasal ou voix de tête m’ont plus agacée que convaincue.

Un excellent moment de lecture ! Du grand Lœvenbruck.

  • L'Intelligence des plantes

  • De : Stefano Mancuso, Alessandra Viola
  • Lu par : Raphaël Mathon
  • Durée : 5 h et 13 min
  • Version intégrale
  • Global
    4.5 out of 5 stars 58
  • Performance
    4.5 out of 5 stars 51
  • Histoire
    4.5 out of 5 stars 51

Les plantes sont-elles intelligentes ? Oui, et bien plus que nous ne pourrions l'imaginer, nous répond Stefano Mancuso. Savant de renommée mondiale, fondateur de la neurobiologie végétale, il est le premier à avoir démontré que, comme tous les êtres vivants, les plantes discernent formes et couleurs, mémorisent des données, communiquent. Elles ont une personnalité et développent une forme de vie sociale basée sur l'entraide et l'échange.

  • 5 out of 5 stars
  • une ouverture sur ce monde ''muet et immobile''

  • Écrit par : eric le 03/04/2019

Une belle découverte !

Global
4 out of 5 stars
Performance
3 out of 5 stars
Histoire
4 out of 5 stars

Rédigé le : 08/05/2019

J’ai toujours considéré les plantes comme des êtres vivants à part entière… Ainsi, j’ai toujours du mal à jeter une plante d’ornement quand elle perd son potentiel décoratif ; j’ai, chez moi, des zones éloignées des regards étrangers où des plantes en mauvaise forme essaient de se refaire une santé ou de mourir ; de plus, il est de notoriété publique dans mon entourage que je parle aux végétaux…
Un essai intitulé L’intelligence des plantes ne pouvait donc que m’intéresser.

Les deux auteurs, Stefano Mancuso et Alessandra Viola, développent dans ce livre une posture anthropomorphique intéressante et originale ; le premier est un savant mondialement reconnu comme le fondateur de la neurobiologie végétale ; la seconde est une journaliste de vulgarisation scientifique.
Il s’agit pour eux de nous prouver que les plantes réagissent et raisonnent en fonction des mêmes récepteurs de la perception que les humains ou les animaux ; les plantes ont une vie sociale, des ressentis et communiquent entre elles et avec les autres espèces. Même si j’étais convaincue par cette problématique avant d’entamer ma lecture, j’avoue que j’ai à la fois consolidé mon petit savoir et appris énormément de nouvelles choses. Il y a même des passages consacrés aux orchidées que j’ai dévorés avec bonheur.
L’ensemble est très clair, particulièrement didactique et abordable, point trop long, porteur d’une réelle volonté écologique.
J’avais choisi une version audio de ce livre, lu par Raphaël Mathon. Je ne suis pas certaine que ce format soit le mieux approprié même s’il est accompagné d’un document annexe en fichier pdf reprenant les illustrations et graphiques du livre. Au début, la voix du narrateur m’a un peu gênée, désagréable à l’oreille et puis, captivée par le propos, je m’en suis accommodée comme on le ferait pendant un cours intéressant donné par un professeur à l’intonation soporifique.

Dans ce livre le monde végétal est tout sauf « végétatif » !
Une belle découverte.

1 sur 1 personne(s) ont trouvé cet avis utile.

  • Une fille, qui danse

  • De : Julian Barnes
  • Lu par : Théo Frilet
  • Durée : 4 h et 59 min
  • Version intégrale
  • Global
    3.5 out of 5 stars 20
  • Performance
    4.5 out of 5 stars 19
  • Histoire
    3.5 out of 5 stars 19

Ceux qui veulent nier le passage du temps disent : quarante ans, ce n'est rien, à cinquante ans on est dans la fleur de l'âge, la soixantaine est la nouvelle quarantaine et ainsi de suite. Je sais pour ma part qu'il y a un temps objectif, mais aussi un temps subjectif... le vrai, qui se mesure dans notre relation à la mémoire. Alors, quand cette chose étrange est arrivée, quand ces nouveaux souvenirs me sont soudain revenus, ç'a été comme si, pendant ce moment-là, le temps avait été inversé... Comme si le fleuve avait coulé vers l'amont. Tony, la soixantaine, a pris sa retraite.

  • 4 out of 5 stars
  • Un livre sur le temps qui passe

  • Écrit par : VIVI le 12/08/2018

Bien écrit et fouillé mais ennuyeux et égocentré.

Global
3 out of 5 stars
Performance
4 out of 5 stars
Histoire
2 out of 5 stars

Rédigé le : 26/04/2019

Ce livre de Julian Barnes, Une fille, qui danse, a attiré ma curiosité parce qu’il y était question de la mémoire et du caractère fictionnel des souvenirs…, vastes thématiques qui me sont chères.

Le personnage principal de ce roman en est aussi le narrateur à la première personne… Tout tourne autour de lui et de ses ressentis. Tony Webster, arrivé à l’âge de la retraite, revient longuement sur sa vie et sur certains évènements de son passé. Nous sommes en Angleterre, des années 1960 à nos jours.
La première partie raconte la fin de l’adolescence et le passage à l’âge adulte en présentant les protagonistes ce cette histoire, quatre copains de lycée, pleins de grandes idées qui commentent le monde qui les entoure : aux côtés de Tony, nous faisons la connaissance d’Alex, de Colin et surtout d’Adrian, l'esprit fort du groupe, à la fois intelligent et brillant. Naturellement, une fille gravite autour des jeunes hommes, la secrète Veronica, qui sortira d’abord avec Tony avant de le quitter pour Adrian. Le suicide d’un de leurs camarades sera prétexte à de longues discussions et extrapolations diverses.
Dans la seconde partie de ce livre, le narrateur fait un grand bond en avant, une ellipse temporelle qui va changer le point de vue. Si les souvenirs des années de jeunesse étaient à la fois très vivants et précis, les années suivantes vont nous être décrites à travers le prisme de la mémoire et des impressions de Tony. J’ai retenu la métaphore de la boite noire des avions qui ne sert qu’en cas d’accidents et dont le contenu est automatiquement effacé quand il ne se passe rien de potentiellement grave. La sérénité de Tony est bousculée par un étrange testament, celui de la mère de Veronica, qui le rend légataire de documents très personnels concernant Adrian. Alors que Tony est en paix avec sa propre vie, qu’il a digéré son divorce, qu’il est grand-père, etc…, il renoue avec son passé et s’interroge sur ses actes.

Je ne connaissais pas Julian Barnes avant de lire ce livre… Je découvre une plume très introspective, à travers un personnage très agaçant qui intellectualise énormément, dont le point de vue à la fois égocentrique et subjectif fausse et dénature l’enchainement des faits. Des parcours se chevauchent, des suicides se répondent… Tout devient matière à interprétation. J’avoue m’être un peu perdue, avoir eu du mal à m’intéresser aux personnages, pourtant très travaillés, disséqués même dans un souci d’observation et de détails poussés à l’extrême. Seule l’ex-femme de Tony trouve grâce à mes yeux pour sa distance et son bon sens !
D’un bout à l’autre de ce roman, il m’a manqué des clés de lecture. Je n’ai pas compris pourquoi la traduction française a donné autant d’importance à Veronica dans le titre ni la présence de la virgule, puisque Tony concentre l’ensemble du propos sur sa personne… The Sense of an ending était un titre plus général mais qui me parlait davantage.
J’avais choisi une version audio de ce livre, plutôt bien lue par Théo Frilet ; ce jeune comédien livre une belle performance qui restitue la personnalité du narrateur. J’avoue cependant avoir parfois écouté d’une oreille un peu distraite, comme quand on saute quelques lignes dans un texte écrit… J’avais un peu de mal à m’intéresser à l’existence plutôt terne et ennuyeuse de Tony, une vie banale de Monsieur tout le monde. Malgré mon ennui, je voulais voir où Julian Barnes voulait m’emmener, comprendre le ressassement de certaines images et de souvenirs plus précis les uns que les autres : une montre portée tournée sur la face interne du poignet, Veronica dansant une seule fois pour Tony, l’ambiance malsaine d’un week-end chez ses parents à elle avec la poêle à frire dans l’évier et le sperme dans le lavabo… J’attendais le bouleversement promis par la quatrième de couverture qui tardait à venir. Le dénouement ne m’a pas particulièrement émue ni touchée ; je crois surtout que j’étais contente d’en avoir terminé avec ce livre…

Une conclusion en demi-teinte, donc… Bien écrit, bien fouillé, mais ennuyeux et égocentré.

  • Vernon Subutex 3

  • De : Virginie Despentes
  • Lu par : Jacques Frantz
  • Durée : 11 h et 4 min
  • Version intégrale
  • Global
    4.5 out of 5 stars 140
  • Performance
    5 out of 5 stars 129
  • Histoire
    4.5 out of 5 stars 128

Après deux ans d'attente, la suite et fin de l'épopée moderne de Vernon Subutex arrive en livre audio. Une lecture toujours incarnée par Jacques Frantz qui vous a séduit sur les deux premiers tomes. Vous l'attendez depuis deux ans, le voici ! Le retour de Vernon, suite et fin de la trilogie !

  • 3 out of 5 stars
  • une fin tiré par les cheveux..<br />

  • Écrit par : Amazon Customer le 07/11/2017

Une qualité constante dans toute la trilogie !

Global
5 out of 5 stars
Performance
5 out of 5 stars
Histoire
5 out of 5 stars

Rédigé le : 20/04/2019

Je termine la trilogie Subutex avec Vernon Subutex 3, toujours dans la très belle version audio lue par Jacques Frantz pour Audiolib.

J’ai gardé comme clé de lecture principale la notion de comédie humaine contemporaine, de roman fleuve, d’études de mœurs et d’épopée moderne, une peinture réaliste et détaillée de la société française vue à travers le prisme du parcours du fameux Vernon Subutex. À vingt ans, il aimait le rock et est devenu disquaire ; la dématérialisation des supports musicaux a fini par le réduire au chômage et à la grande précarité ; devenu SDF, puis disc-jockey, il nous a entrainé à sa suite et nous a fait découvrir une multitude de personnages et d’ambiances.
L’intrigue et le propos de la trilogie tiennent donc en peu de mots et pourtant, l’ensemble est foisonnant, superbement construit et raconté. Le fil rouge du début se dévide lentement et surement d’un bout à l’autre des trois opus : la course poursuite après les cassettes-vidéo de la rocks star décédée et les révélations qu’elles contiennent, le tout prétexte à un formidable peinture sociale.
Ayant privilégié une version audio, je n’ai pas pris de notes et mon relevé des thèmes traités ne sera donc pas exhaustif… Virginie Despentes nous dresse des portraits particulièrement justes et ciselés de toutes les couches sociales, elle nous promène de l’extrême droite à l’extrême gauche, met sur le même plan les hétéros, les gays, les lesbiennes, les transsexuels, traite avec la même objectivité les SDF et les bourgeois. Il y a une belle neutralité dans son schéma narratif : c’est toujours très factuel, sans jugement ni tabou.
J’ai adoré les décryptages de l’auteure, quand elle analyse des évènements que nous avons tous en mémoire…Dans ce tome en particulier, je pense à la mort de David Bowie et à la série Walking Dead, par exemple.
Son écriture est incisive, drôle, émouvante… J’ai apprécié la qualité constante tout au long de la trilogie, très équilibrée. Virginie Despentes a su cependant canaliser son histoire et la restreindre à un certain milieu autour de la musique et du showbiz. C’est du grand art !
Je ne formulerai qu’une seule réserve, sur la teneur dystopique de l’épilogue final… qui ne m’a pas convaincue.

Celles et ceux d’entre vous qui me suivent savent que j’ai entrepris la lecture ou la relecture de La Comédie humaine de Balzac en entier et dans l’ordre voulu par son auteur. Je ne peux en effet m’empêcher de rapprocher Vernon Subutex de ce travail littéraire. Balzac disait, en parlant de son œuvre : c’est « ce qui se passe partout »… Je l’ai déjà dit dans mes critiques des tomes précédent mais la comparaison avec ce grand écrivain du XIXème prend ainsi tout son sens puisque Virginie Despentes n’invente rien, que ses personnages nous ressemblent ou nous rappellent des gens que nous connaissons. Elle possède un sens inné de l’observation et un formidable talent de restitution littéraire.




  • Dernière Terre. La série complète

  • De : Clément Rivière, Gabriel Féraud, Pierre Lacombe
  • Lu par : Donald Reignoux, Audrey Pirault, Joëlle Sevilla, and others
  • Durée : 4 h et 10 min
  • Enregistrement original
  • Global
    4.5 out of 5 stars 254
  • Performance
    4.5 out of 5 stars 246
  • Histoire
    4 out of 5 stars 244

Au cœur d'une France envahie par les zombies, Dernière Terre raconte le voyage insolite de quatre jeunes prêts à tout pour rejoindre l'Angleterre. Thomas, David, Laura et la petite Sophie vont côtoyer une série d'univers aussi bien mystique, surnaturel que médiéval. Pour traverser la Manche, notre quatuor de bras cassés va ainsi croiser une galerie de survivants aussi terrifiants qu'excentriques. Chaque étape de l'aventure permet de comprendre les origines de l'infection et le rôle primordial que les quatre personnages vont devoir tenir.

  • 5 out of 5 stars
  • Histoire amusante

  • Écrit par : Xavier le 01/03/2019

Pour amateur du genre !

Global
3 out of 5 stars
Performance
3 out of 5 stars
Histoire
3 out of 5 stars

Rédigé le : 20/04/2019

Je remercie Babelio pour cette masse critique privilégiée et Audible studios pour l’envoi de ce livre audio en échange d’un critique. Je ne suis pas particulièrement spécialiste de la littérature de science-fiction ou de dystopie autour des zombies et autres morts-vivants, mais je suis très adepte des livres-audio, en ayant toujours un en cours d’écoute…

Dernière terre est un road-movie burlesque qui entraine un quatuor de bras cassés hétéroclite, excentrique et improbable dans la traversée d’une France dévastée par une terrible épidémie qui transforme les humains en morts-vivants… Thomas, David, Laura et la petite Sophie vont côtoyer une série d'univers aussi bien mystique, surnaturel que médiéval dans le but de gagner l’Angleterre et de trouver un vaccin pour sauver ceux qui peuvent l’être. Mais tous les survivants au fléau ne sont pas animés des mêmes bonnes intentions et nous allons être témoins de bien des dérives égoïstes, sectaires, politiques… En effet, tout se passe de nos jours sur fonds de colère des gilets jaunes et du Brexit…

Aucune narration, seulement des dialogues et des bruitages… Un rythme effréné, des cris, des onomatopées. Burlesque et déjanté sont les deux premiers qualificatifs qui me viennent à l’esprit. J’ai pu, ça et là, apprécier quelques jeux de mots et traits d’humour, mais l’ensemble est trop sonore, très énervant et me laisse une impression de trop plein, du genre « cela fait du bien quand ça s’arrête »…
Les comédiens sont pourtant excellents, avec dans les rôles principaux : Donald Reignoux, Pierre Lacombe, Audrey Pirault et Mathilde Cerf. Dans les rôles secondaires, on trouve par ordre d'apparition : Aurélien Portehaut, Jean-François Vlérick, Frédéric Courraud, Jacques Chambon, Amaury Jansens, Jean-Luc Couchard, Aliette Dussine, Renaud Rutten, Joëlle Sevilla, Clément Rivière, Kemar, Renaud Cathelineau, Diane Lacombe, Damien Minet, Laurent Blanpain, Ann Christin, Keith Farquhar, Benjamin Diebling et Charlie Jackson… Pour moi, ce sont des inconnus, mais j’ai lu dans la présentation du livre audio que certains sont passés par Kamelott…
C’est dire que je n’étais pas du tout dans ma zone de confort… De plus, certains personnages sont vraiment trop caricaturaux. Quant à la fillette, elle est tout bonnement insupportable !

En conclusion : naturellement, je n’ai pas aimé, plutôt contente que cela ne dure que quatre heures et dix minutes. Je salue cependant une manière originale de faire rire avec notre actualité et de se moquer gentiment de nos amis anglais.
Pour amateurs du genre mais pas pour moi.

1 sur 1 personne(s) ont trouvé cet avis utile.

  • Vernon Subutex 2

  • De : Virginie Despentes
  • Lu par : Jacques Frantz
  • Durée : 10 h et 58 min
  • Version intégrale
  • Global
    4.5 out of 5 stars 166
  • Performance
    4.5 out of 5 stars 151
  • Histoire
    4 out of 5 stars 149

La verve abrupte de Virginie Despentes pour des croquis dévastateurs d'un monde qu'on côtoie sans vraiment le voir.

  • 4 out of 5 stars
  • Moins percutant que le premier

  • Écrit par : DUMONT le 07/04/2016

Des portraits fouillés, un beau récit de vengeance

Global
5 out of 5 stars
Performance
5 out of 5 stars
Histoire
5 out of 5 stars

Rédigé le : 08/03/2019

Je continue la trilogie Vernon Subutex avec le tome 2, dans la lignée du premier opus : même titre, nous retrouvons les personnages là où nous les avions laissés…
Je n’ai pas grand-chose à ajouter par rapport aux grandes lignes développées dans mon billet publié pour le tome 1…

La langue de Virginie Despentes ne me surprend plus : je m’y replonge sans surprise et m’attache davantage à des accents poétiques qui m’enchantent immédiatement autour par exemple de Baudelaire et Verlaine pour les ciels parisiens, une poésie urbaine qui me touche et m’émeut. Je sais à présent à quoi m’attendre et je me laisse aller, porter par le style de l’auteure.
La légende urbaine autour de Vernon, devenu SDF, prend forme tandis qu’en parallèle, l’auteure nous livre un récit de vengeance dont le dénouement m’a rappelé des péripéties de Millenium de Stieg Larsson : plus qu’une copie, j’y ai lu un hommage peut-être.
À ce niveau de l’histoire, l’intrigue devient un peu plus complexe et se démarque du roman de mœurs proprement dit. Virginie Despentes ratisse moins large et la narration s’inscrit dans le quotidien des SDF, dans le monde des rave partys ou free partys et autour des protagonistes qui vont se regrouper autour de Vernon.
J’ai apprécié le travail sur les personnages dont les personnalités sont davantage creusées et mises en avant. Vernon gagne en aura mais prend du recul par rapport à l’intrigue : il sert de révélateur, de catalyseur.

Il arrive souvent que, dans une trilogie, les volumes soient d’inégale qualité. Ici, je salue la constance, l’approfondissement, la solidité de l’ensemble.
Naturellement, le tome 3 est dans ma PAL, mais avec moins d’urgence ; je le garde pour le mois prochain… J’ai persisté dans la version audio, admirablement lue par Jacques Frantz et la reprendrai avec plaisir.

  • Vernon Subutex 1

  • De : Virginie Despentes
  • Lu par : Jacques Frantz
  • Durée : 11 h et 9 min
  • Version intégrale
  • Global
    4.5 out of 5 stars 381
  • Performance
    4.5 out of 5 stars 346
  • Histoire
    4 out of 5 stars 350

QUI EST VERNON SUBUTEX ? Une légende urbaine. Un ange déchu. Un disparu qui ne cesse de ressurgir. Le détenteur d'un secret. Le dernier témoin d'un monde révolu. L'ultime visage de notre comédie inhumaine. Notre fantôme à tous.

  • 4 out of 5 stars
  • Lecture tonitruante!!!

  • Écrit par : pluvinage olivier le 07/08/2016

Un vrai roman de mœurs

Global
5 out of 5 stars
Performance
5 out of 5 stars
Histoire
5 out of 5 stars

Rédigé le : 27/02/2019

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en me plongeant dans Vernon Subutex de Virginie Despentes.
L’étrange sonorité du titre me l’avait fait repérer ; j’entendais parler de légende urbaine et de trilogie… L’auteure, pourtant membre de l’Académie Goncourt et reconnue comme une figure littéraire essentielle de notre époque, m’était inconnue.
Il était donc grand temps pour moi de découvrir ce roman et cette « comédie humaine » reflétant les travers de notre époque.

L’intrigue en elle-même est assez simple : Vernon Subutex, disquaire au chômage en fin de droits, se fait expulser de son appartement. Il sollicite tour à tour pour l’héberger ses ex, ses anciens amis ou encore des clients fidèles de son ancien magasin de disques. Quand, à la mort d’une rock star, il se retrouve dépositaire de mystérieuses cassettes-vidéo, il disparaît dans Paris tandis que beaucoup de monde le cherche… Ce roman est le récit détaillé de son errance urbaine et de ses rencontres.
La narration surprend immédiatement. Le style à la fois oral, direct, sans tabou et qui peut parfois se muer en véritable logorrhée d’insultes, de grossièretés ou d’obscénités risque de dérouter au début mais il est originalement contrebalancé par des passages où, au contraire, le langage devient plus soutenu et recherché. L’ensemble forme un tout plutôt bien orchestré qui ne peut pas laisser indifférent.
En fait, c’est surtout une galerie de portraits incisifs, taillés sur le vif, travaillés en finesse et en profondeur. Ainsi que le disait Balzac, c’est « ce qui se passe partout » et la comparaison avec ce grand écrivain du XIXème prend ainsi tout son sens : Virginie Despentes n’invente rien ; ces personnages nous ressemblent ou nous rappellent des gens que nous connaissons même s’ils évoluent dans un milieu de bobos très parisien. Je salue un sens inné de l’observation et un formidable talent de restitution littéraire ; que l’on soit ému ou choqué par certains passages, tout sonne juste et vrai.

J’ai reçu Vernon Subutex comme un roman de mœurs. Virginie Despentes décrit par le menu les pratiques sociales, les usages particuliers et les comportements d’un groupe de personnages plus ou moins liés par la musique, le showbiz, les relations humaines… Elle décortique les codes, les règles et les dérives des réseaux sociaux… Elle nous place face à nos contradictions et nos préjugés…Elle évoque aussi des sujets d’actualité, économiques et politiques ou sociétaux comme la prise en charge des sans-abris, le port du voile ou la violence domestique… Qui dit « mœurs », dit sexualité et il en est aussi beaucoup question… Par contre, il n’y a jamais de morale ou de jugement : c’est brut, posé, objectif ; le lecteur en fait ce qu’il veut. La représentation d’ensemble donne un bel effet de réalité ; cela sent le vécu.
On peut se demander si l’univers de Vernon Subutex est vraiment représentatif d’un groupe ou d’une époque… Peut-être pas totalement si l’on considère le milieu particulier où il évolue. Je ne m’avancerai pas trop sur ce thème ; j’attends d’avoir terminé la trilogie.

Un rapide coup d’œil sur la biographie et le parcours de Virgine Despentes à la fin de ma lecture éclaire la mise en mot de l’univers où évolue Vernon. L’auteure a connu les milieux punk, l’alcoolisme, la prostitution occasionnelle, l’internement psychiatrique… Elle a su s’en servir pour nous donner à lire quelque chose d’assez exceptionnel.
J’ai choisi une version audio, admirablement lue par Jacques Frantz. Je pensais faire une pause après ce premier opus, mais vu l’endroit et les circonstances où j’ai laissé Vernon à la fin, je pars immédiatement à sa suite dans le deuxième volet.

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  • Nous, les dindes...

  • De : Tatiana Werner, Xavier Mauduit
  • Lu par : Tatiana Werner, François Tavares, Bénédicte Charton
  • Durée : 1 h et 34 min
  • Version intégrale
  • Global
    4 out of 5 stars 559
  • Performance
    4.5 out of 5 stars 524
  • Histoire
    4 out of 5 stars 526

Ça y est, nous y voilà. Après toute une vie d’impatience et d’ingurgitation. D’espérance obstinée. Bon sang, je suis si excitée que j’en ai la chair de poule... enfin Noël, le vrai Noël ! Évidemment, vous ne pouvez pas vous en rendre compte vous, vous avez certainement pris l’habitude : le tohu-bohu des marchés couverts, le fumet des marrons chauds si délicat, les bavardages mielleux et le froissement jubilatoire du papier kraft.

  • 4 out of 5 stars
  • Surprise par cette jolie nouvelle<br />

  • Écrit par : FANTOMETTE le 28/12/2018

Métaphore volaillère peu convaincante !

Global
3 out of 5 stars
Performance
4 out of 5 stars
Histoire
2 out of 5 stars

Rédigé le : 18/01/2019

Je lis un peu tardivement ce conte de Noël, un peu oublié dans mon espace dédié à mes livres-audio : Nous, les Dindes… de Tatiana Werner et Xavier Mauduit.
Je connais un peu le journaliste et animateur radio Xavier Mauduit pour l’avoir entendu sur France Inter mais n’avais jamais entendu parler de l’actrice, scénariste et metteuse en scène Tatiana Werner…

Ce court récit à la première personne nous plonge dans les pensées intimes d’une dinde de Noël, une belle volaille sélectionnée, scrupuleusement choisie et sous-pesée, de celles « qu’on subodore, celles qu’on mire avec convoitise et lèchements de babines ».
J’ai apprécié toute la partie consacrée au marché de Noël, au choix de la dinde, aux retrouvailles entre son acheteuse et son premier amour et puis, j’ai un peu lâché l’affaire, m’attendant sans doute à quelque chose de moins convenu pour le repas du réveillon. J’aurais voulu creuser un peu l’accident survenu près de l’élevage et surtout voir un peu mieux transparaître les travers familiaux.
Certaines réflexions sont assez savoureuses, certaines piques sont plutôt bien trouvées, mais l’ensemble ne m’a pas convaincue, trop superficiel. J’attendais plus de satire sociale et politique dans cette métaphore volaillère…

Je n’ai pas trop de regrets cependant ; c’était un livre gratuit !

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