MEMBRE

Pierre Gauthier

  • 199
  • critiques
  • 180
  • votes utiles
  • 211
  • notes

Intéressant!

Global
3 out of 5 stars
Interprétation
4 out of 5 stars
Histoire
2 out of 5 stars

Rédigé le : 26/11/2020

Ce troisième tome de la saga des Rougon-Macquart est centré sur Lisa Macquart et sa relation difficile avec le frère de son mari, qui est le véritable protagoniste principal. Le lien avec la famille élargie est donc ténu puisque Lisa mentionne en passant ses parents et son cousin Aristide mais à peine sa sœur et aucunement son frère. Son neveu, le peintre Claude Lanthier, a toutefois un rôle secondaire dans le roman. De manière générale, l’intrigue présente bien peu de rebondissements et les personnages sont plutôt unidimensionnels. D’un côté, on trouve un républicain idéaliste et généreux mais détaché de la réalité. De l’autre, on a de petits commerçants centrés sur leur vie personnelle et dépourvus d’envergure. Étrangement, l’auteur souligne la concurrence entre les maigres et les gras, les seconds voyant les premiers comme maladifs et même repoussants. Comme dans d’autres romans de Zola, la ville de Paris est presque un personnage à part entière et l’action est toujours très localisée. Toutefois, l’élément central du roman, comme son titre l’indique, correspond aux Halles, dont les pavillons de Baltard venaient d’être complétés quand le roman a été écrit. Ainsi, l’auteur se complait dans de longues descriptions détaillées de légumes, de fruits, de charcuteries, de poissons, de fromages et même des resserres souterraines où étaient élevés les poulets et les pigeons. Les personnages secondaires font tous partie de ceux qui travaillent ou habitent aux Halles et n’incluent étonnamment aucun client d’autres quartiers. Soulignons que, contrairement aux deux premiers tomes des Rougon-Macquart, l’auteur ne fait preuve ici d’aucune hargne exagérée envers le régime impérial. De manière générale, l’œuvre est donc intéressante par le portrait d’époque qu’elle dresse plus que par ses qualités romanesques.

Groundbreaking!

Global
4 out of 5 stars
Interprétation
2 out of 5 stars
Histoire
4 out of 5 stars

Rédigé le : 23/11/2020

This detailed military and political history of Italy of the late 15th and early 16th centuries focuses on the infamous Borgia family that included two popes as well as Cesare and Lucrecia. The author very convincingly supports the position that the Borgias were viciously slandered by opponents, first Italians upset to see Spaniards take power in Rome and later Protestants virulently opposed to papacy. Notably, he asserts that Cesar and Lucrecia were not Rodrigo’s children since records show they were born and raised in Spain many years after he had permanently moved to Rome. This analysis is set in a very extensive description of the changing alliances between Italian cities and of the impact of French attempted invasions. Sadly, only passing references are made to cultural and economic aspects. In the audio version, the narrator’s tone is lively enough but disturbingly his pronunciation of Italian is inadequate, especially with respect to the tonic accent that he often misplaces, for example, on names such as Della Rovere and Piccolomini. Strangely, he pronounces Julius “Yulius” as in Latin, but Pius “Pie-ous” as in English. Unforgivably, he also tells of an impressive building with iconic columns (rather than ionic, no doubt). Though lengthy and perhaps overly detailed for some, this work is recommended to all concerned with historical validity.

Redondant!

Global
2 out of 5 stars
Interprétation
2 out of 5 stars
Histoire
2 out of 5 stars

Rédigé le : 16/11/2020

La prémisse annoncée pour cet ouvrage, fort prometteuse, est d’associer des lieux précis en Europe avec l’histoire du continent. Malheureusement, contrairement à ce qu’on pourrait s’attendre du titre, la portion « voyage » s’avère plutôt congrue par rapport à celle portant sur l’histoire. Cela n’est pas inintéressant pour autant et l’auteur expose en détail sa vision historique du continent qui transcende les frontières politiques. Il y a toutefois beaucoup de redites avec « La grande histoire du monde », un ouvrage précédent, mais heureusement aucune contradiction. Le livre présente tout de même des descriptions, courtes mais intéressantes, de lieux tels qu’Aix-la-Chapelle, Venise, York, Saint-Jacques de Compostelle, Prague, Salamanque, Provins, Nuremberg, Gdansk et Dunkerque. Le lecteur pourra être surpris que les États-Unis soient considérés comme une portion de l’Europe, « puisque peuplés par des Européens », et fassent partie intégrante de la discussion. Pourtant, ni le Canada, ni le Mexique, ni le reste de l’Amérique latine, ni l’Australie, ni la Nouvelle-Zélande ne sont abordés de manière analogue. De plus, l'auteur reprend sans le questionner le mythe que les Américains se sont soulevés d'un bloc contre les Britanniques. En fait, il n'y eut aucune consultation démocratique et on estime que seulement le tiers de la population était favorable à l'indépendance. D'ailleurs, le Canada, à ce moment colonie britannique depuis à peine plus de dix ans, a refusé de joindre au mouvement, malgré une occupation de Montréal par les troupes révolutionnaires pendant sept mois. Somme toute, ce livre ajoute peu à « La grande histoire du monde » et ne mérite pas nécessairement qu’on y investisse son temps précieux.

Disappointing!

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3 out of 5 stars
Interprétation
3 out of 5 stars
Histoire
3 out of 5 stars

Rédigé le : 11/11/2020

To fully appreciate this detailed biography of Cicero, it is best to have solid prior knowledge of the period, not only of Julius Caesar and Pompey, but also of Cato, Catiline, Dolabella and the likes. Indeed, the author chooses a chronological, narrative approach that refers to the context without explaining it to a considerable extent. He integrates Cicero’s public and private lives and presents the combination at breathless pace, to the extent that his contributions to society do not really stand out. Presumably, these result from his abundant writings, which are unfortunately not discussed at significant length. Unfortunately, the author is not explicit on how he researched the topic, though it is clear that a significant portion of Cicero’s letters survive as well as some of his writings. How that came to be is not made clear. Overall, this offering is perhaps better left to specialists.

Original!

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4 out of 5 stars
Interprétation
4 out of 5 stars
Histoire
4 out of 5 stars

Rédigé le : 06/11/2020

Voici un roman qui se démarque de la majeure partie de la production de Balzac par son intrigue fantastique. Elle n’est pas sans anticiper ce que produira Edgar Allan Poe quelques années plus tard. On peut se demander toutefois si un resserrement pour en faire une nouvelle plutôt qu’un roman n’aurait pas fourni plus d’impact à l’œuvre. En effet, plusieurs digressions sur la vie antérieure du personnage principal apparaîtront superflues à certains. Quelques commentaires en vrac : • on retrouve ici, comme un vieil ami, Eugène de Rastignac qui, bien qu’on n’en apprenne pas beaucoup sur lui, a maintenant perdu toute sa naïveté de jeunesse; • une fois de plus, la Ville de Paris est un personnage en soi, l’action étant toujours très bien située dans l’espace; • dans la version audio, le narrateur interprète véritablement l’œuvre comme un acteur, d’une manière qui n’est toutefois ni exagérée ni désagréable; étonnamment, il donne un accent méridional à Eugène de Rastignac, alors qu’on aurait imaginé qu'il l'eut perdu. Globalement, voilà donc un ouvrage tout à fait recommandable.

Magistral!

Global
5 out of 5 stars
Interprétation
5 out of 5 stars
Histoire
5 out of 5 stars

Rédigé le : 02/11/2020

Voilà une synthèse fort bien menée de l’histoire universelle allant de la préhistoire jusqu’au 21e siècle et couvrant les cinq continents. Le texte est d’une longueur raisonnable, ce qui a sans doute obligé l’auteur à s’en tenir aux événements qu’il juge les plus significatifs. Le langage est simple et conviendrait tout à fait à des adolescents curieux du passé et de mieux comprendre le présent. Malgré les prétentions de l’auteur, le traitement est assez convenu par rapport à certaines approches actuelles. L’accent est mis sur les événements politiques et militaires et on parle peu d’économie, de culture, de la place des femmes, etc. Même là, peu d’idées reçues sont contestées. Par exemple, l’existence réelle de David, roi d’Israël, n’est pas mise en doute. Aussi, la démocratie mise en place par Athènes pendant quelques décennies il y a 2500 ans est présentée comme annonciatrice des régimes modernes alors qu’il s’agissait d’une approche participative et non représentative et qu’elle n’a aucunement fait ses preuves à l’époque, aucune autre cité grecque n’ayant repris le modèle, encore moins une autre société ancienne. On est encore plus loin de la Big History qui part du Big Bang et donc fait une large place à la physique, à l’astronomie, è la chimie, à la géologie, etc. Dans le genre classique, il s’agit néanmoins d’une œuvre remarquable qui est fort recommandable. Soulignons que dans la version audio, le narrateur, en plus d’être fort dynamique, s’efforce de prononcer correctement les noms étrangers, non seulement dans les langues européennes mais également en chinois et en japonais!

3 personnes ont trouvé cela utile

Disappointing!

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3 out of 5 stars
Interprétation
3 out of 5 stars
Histoire
2 out of 5 stars

Rédigé le : 26/10/2020

In this work, the author transposes Shakespeare’s most famous work in novel form and in contemporary prose. The play’s structure is essentially maintained but, of course, many contextual details are added. For example, the author chooses to set the story in 1499 and speaks of Botticelli, Masaccio and the discovery of the New World. He also includes several discussions on religious relativism … which appear surprisingly modern for 15th century Italy. The author does not try to resolve the issue in the play that a brother, like a nun, is not ordained and may not in the Catholic Church perform sacraments such as confession and marriage. Also, he does not seem to find it ironic that Juliet repeatedly tells her parents that she cannot wed Count Paris as she barely knows him, whereas she marries Romeo less than 24 hours after their first encounter. Moreover, some may find questionable that the author brings about changes to the storyline, some minor, some major. These include, for instance: • aging the two main characters by two years, to 16 and 18, no doubt to avoid hurting modern sensibilities; • placing the beginning of the feud between the Capulet and Montague families to Juliet’s and Romeo’s fathers rather than many generations back; • describing Juliet as a down to earth feminist, eager for knowledge and somewhat irritated by Romeo’s poetic outbursts; • downright changing the ending. In the audio version, the narrator does an adequate if not masterful job. It is surprising that he gives an Italian accent to one character, and not all the others. Overall, this offering is not devoid of interest but in no way matches in mastery the transposition in novel form of “Hamlet” by the same author.

Excellent!

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5 out of 5 stars
Interprétation
5 out of 5 stars
Histoire
5 out of 5 stars

Rédigé le : 21/10/2020

Voilà un roman très bien structuré où les personnages, un peu caricaturaux, sont attachants malgré leurs imperfections. L’intrigue est bien développée et la chute n’est pas celle qu’on entrevoit. Des touches d’humour et de légèreté rendent plus digestible ce qui est somme toute une descente aux enfers annoncée dès les premières pages. Il est agréable de voir apparaître, comme des vieux amis, des personnages récurrents de la Comédie humaine comme le baron Nucingen et le juge Popinot. Une fois de plus, la ville de Paris constitue presque un personnage en soi et les péripéties des protagonistes sont finement spatialisées. Certains pourront trouver longuette la discussion juridico-technique sur les faillites commerciales. C’est là de toute évidence un sujet que Balzac maîtrisait! La version audio est particulièrement réussie, le narrateur adoptant du début à la fin un ton à la fois juste et dynamique. On ne pourrait trop chaudement recommander le tout.

Disappointing!

Global
1 out of 5 stars
Interprétation
1 out of 5 stars
Histoire
1 out of 5 stars

Rédigé le : 20/10/2020

Erik Larson creates his books by chronologically weaving together building blocks derived from the sources he has uncovered: diaries, meeting proceedings, newspaper articles, newsreels, etc. The reader is thus provided with a patchwork that covers events from various points of view. Thus, in “Dead Wake”, the sinking of the Lusitania is wonderfully evoked. Sadly, for this book dealing with the 1940-41 Battle of Britain, the approach falls flat. Apparently, no source was found regarding Winston Churchill’s perceptions. Thus, the reader feels short-changed as to what the story’s looming character thought. Who cares if his son was an ill-mannered womanizer, his 18-year-old daughter wanted to get engaged there and then or a secretary to whom he dictated thought he mumbled his words? What stands out is that Churchill drank a lot of champagne, smoked many cigars and systematically went to the country on weekends. An investigation on his past, his beliefs and his psychology would be far more enlightening. Some space is devoted to Herman Göring, Joseph Goebbels and even Adolf Hitler, certainly the “Vile” referred to in the book’s title. Strangely, this gives them a human dimension that many may judge inappropriate. Unfortunately, the book is also a bit short on historical facts and on context. For instance, • Charles de Gaulle first appears as a weekend dinner guest; not a word is said of how he created the Free French Forces or of his famous radio address to the French nation in June 1940; • there is much discussion of the French Fleet in relation to Operation Catapult, but the reader is never told what happened to it in the end, even in the epilogue (it was scuttled by the French in 1942); • what was the Australian prime minister doing in London during the Blitz? • why is it that, as Britain is under attack, the prime minister and many Cabinet members drove many miles to see off the new ambassador to the United States as his ship left port? In the audio version, some may be surprised to hear half-hearted impersonations of Churchill and Roosevelt, even when their letters are read. No German accent is given to the Nazis, however. Overall, it appears best to pass this offering.

Sociologically Interesting!

Global
3 out of 5 stars
Interprétation
5 out of 5 stars
Histoire
3 out of 5 stars

Rédigé le : 12/10/2020

Clearly, boys who will shortly be attending a “public school” constituted the intended audience for this book published in 1857. Often, they are addressed directly, in a fatherly tone … that some may have considered paternalistic. It reads more like a memoir than a novel and tells of the years spent by the title character in Rugby, the school attended by the author and his brother some two decades earlier. In fact, the plot is very linear, and the characters are little developed and somewhat flat. Read two centuries later and in another continent, the book reflects a foreign, by-gone era, all-boys boarding schools having practically disappeared. Thus, the book’s interest is largely sociological. Two things are most striking: corporal punishment, that is now considered as anything but pedagogical, and team sports, a major British contribution to modern world culture that is very often not appreciated as such. In the audio version, Hugh Bonneville does an outstanding job with narration as he manages to bring to life the whole work, including descriptions of cricket matches that may nevertheless be abstruse to many.