MEMBRE

Nadièjda

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Bâillonnez-le !

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2 out of 5 stars
Interprétation
1 out of 5 stars
Histoire
2 out of 5 stars

Rédigé le : 29/12/2019

Comme le dit la description, c'est l'histoire d'un avocat niçois qui reçoit une cliente inquiète par le changement d'attitude de son mari et associé dans une entreprise de jeux en ligne en pleine croissance.

Je n'ai pas pu juger de la qualité de ce récit tant la narration est insupportable, mais vraiment insupportable.

Idée originale bien développée

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4 out of 5 stars
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4 out of 5 stars
Histoire
4 out of 5 stars

Rédigé le : 20/12/2019

Imaginez une réforme du système pénitentiaire qui ferait biologiquement oublier leurs forfaits aux criminels et les placerait en quasi liberté dans un village de bungalow perdu dans le désert texan. Semi liberté parce que le village est enclos et une éventuelle sortie est aux risque et péril des téméraires. Ils vivent sans contact avec l'extérieur ni d'un côté ni de l'autre. Certains on des pseudo métiers : approvisionnement, maintenance, bar, bibliothèque, shérif... Ça ne leur rapporte rien, puisqu'il n'y a pas d'argent dans le village, il est seulement rendu compte à l' "Institut" de la consommation des habitants et l'"Institut" remplace. Ce programme aurait été aussi appliqué à des victimes et des témoins devant être protégé de représailles ou de traumatisme.

L'autocensure se fait par la perte de mémoire et l'isolement. Les "volontaires" pour ce programme ont promis d'obéir à 3 seules règles auxquelles on verra qu'il faudra en rajouter car on a jamais tout prévu.

Effectivement, ce qui est humain est mouvant contrairement à un mécanisme bien réglée... quoiqu'un grain de sable peut toujours se glisser entre les engrenages et, justement, des grains de sable vont se glisser qui vont bouleverser cet ordre artificiel.

Le développement de cette hypothèse se fait sur un ton léger avec des touches d'humour et est très bien servi par le narrateur.

J'ai passé un bon moment.

2 personnes ont trouvé cela utile

Trop c'est trop

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2 out of 5 stars
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2 out of 5 stars
Histoire
2 out of 5 stars

Rédigé le : 26/11/2019

Certes ce livre, comme celui qui l'a précédé, fait bien ressentir les horreurs dont on été victimes les civils durant la seconde guerre mondiale. On est écoeuré par les conditions dont ont été traités ceux que voulait éliminer la politique nazi. Il est juste que ceux qui n'en ont pas encore eu les oreilles rebattues puisse prendre en considération l'ampleur de l'acharnement qui a accompagné leur poursuite. Il est également utile de montrer l'état d'esprit de ceux qui ont appliqué avec zèle les lois de la France occupé. C'est toutefois occulter tous les cas de figure qui ont pu exister à cette époque, La guerre ne s'est pas réduit à une guérilla entre collabo et résistants. Je trouve ce livre trop manichéen.

Si j'ai bien compris, dans le volume précédent l'utilité de raconter crûment l'horreur, la bestialité, l'inexorabilité des tortures, je trouve qu'il était inutile d'en rajouter dans ce deuxième tome. C'est insoutenable, on pourrait vomir à chaque page. Trop, c'est trop. Ça devient du voyeurisme.

1 personne a trouvé cela utile

Quand les plus bas instincts peuvent s'exprimer

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3 out of 5 stars
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3 out of 5 stars
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3 out of 5 stars

Rédigé le : 05/11/2019

Certains parmi les humains sont plus ou moins généreux, plus ou moins tolérants, plus ou moins libidineux, plus ou moins sadiques... mais la plupart contiennent leurs vils instincts quand la morale et la législation de la société dans laquelle ils vivent les y contraignent.

Dans une société qui désigne arbitrairement des coupables et fait de la manipulation, de l'imprévisibilité, de la torture et de l'assassinat ses raisons d'exister, celui qui pense qu'il suffit d'obéir aux ordres pour être honorable et d'obtenir l'absolution d'un prêtre pour être vertueux peut se livrer aux pires ignominies.

C'est le cas de L'inspecteur Léon Sadorski que l'on suit dans ce livre comme si on lisait son journal. On y découvre ses pensées secrètes, ses désirs intimes, sa "bonne conscience", mais aussi sa plongée précoce dans la violence. Né avec le siècle, il a 14 ans seulement au début de la Grande Guerre ; il est sur le front à 17 ans ; il porte le deuil de sa petite soeur ; il est présent au coeur du terrible bombardement d'Étampes... Puis vient l'occupation avec une petite séance de lavage de cerveau à la préfecture de police à Berlin et l'ascension dans l'horreur des ordres Nazi passant par le gouvernement de vichy.

Ce livre est édifiant par la leçon qu'il donne que n'importe lequel d'entre-nous peut devenir, par Dieu sait quel nouveau critère, le paria à faire disparaître ou devenir le bourreau rassuré d'obéir à la loi et de suivre la procédure (pensez au juge d'Outreau).

La langue employée dans ce livre est agréable et le narrateur parvient à faire vivre les personnages (quoiqu'il ne maîtrise pas les différents accents qu'il veut utiliser).

Cela dit, l'histoire on la connaît, je l'ai donc plutôt prise comme l'allégorie de toutes les dictatures et de la faiblesse humaine. L'auteur ne nous évite aucun détail nauséabond. Il faut dire que l'horreur est le fond de commerce de Romain Slocombe.

Âmes sensibles s'abstenir.

Plongée dans l'exploitation de la misère de Reykja

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5 out of 5 stars
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5 out of 5 stars
Histoire
5 out of 5 stars

Rédigé le : 19/10/2019

Arnaldur Indridason nous plonge dans les quartiers pauvres de Reykjavik à l'époque où la politique scolaire regroupait les élèves pauvres - supposés être des cancres - dans une même classe animée par un maître en fin de carrière et supposé gâteux.

Dans ce livre on est témoin, d'une part, de la vie de ces élèves, de la misère de leur famille, de la vie tourmentée de celui qui est devenu un prof usé et, d'autre part, de ce que sont devenus ces élèves à l'âge adulte. Et c'est là où le bât blesse ; là où l'on rapproche le passé du présent et où l'on déduit que quelqu'un a manipulé quelque chose.

Par ailleurs, on assiste à l'enquête d'Erlandur, policier d'expérience, affligé d'un partenaire frais émoulu de théories, impatient, rigide, froid. Il sont chargés de dé découvrir l'assassin d'un ancien prof qui , justement, se trouve avoir fini sa carrière en dirigeant une classe de cancres dans les quartiers pauvres de Reykjavik

Les vies des élèves et du prof s'entrecroisent pour nous suggérer à tour de rôle des soupçons dont l'un sera sans doute la clé du mystère, mais lequel ?

La trame a démonté au fur et à mesure mes hypothèses de conclusions banales que je redoute ; j'ai donc suivi avec intérêt cette histoire portée par un lecteur de talent.

1 personne a trouvé cela utile

Octobre brumeux

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3 out of 5 stars
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2 out of 5 stars
Histoire
3 out of 5 stars

Rédigé le : 17/10/2019

J'ai suivi The Killing dans la fièvre de la passion, là, j'en suis encore à me demander qui sont les personnages : qui est Thulin ? que fait-elle de sa fille quand elle part enquêter au-delà des frontières ? Qui est le grand-père ? Elle a un ami, mais tout ce qu'on voit c'est qu'elle le met à la porte quand il vient la voir. On voit très peu la place de ses proches dans sa vie.

D'où sort Hess ? qu'à-t-il fait pour se retrouver là ? On comprend qu'il est sur la touche à Copenhague, mais à cause de quoi pour qu'il puisse tout de même participer à une enquête. Comme presque tous les flics de polars, il a un passé tragique, mais je ne ressens rien, rien ne m'ébranle, rien ne m'inquiète, rien ne me scandalise. Pourtant les enquêteurs sont les personnages principaux.

Dans The Killing, chaque épisode réhabilitait un personnage et en faisait soupçonner un autre, puis un autre épisode nous ramenait à soupçonner à nouveau le suspect d'un épisode précédent. Là, on ne m'a donné personne à soupçonner ; je n'ai pas pu participer à l'enquête. C'est pourtant ce qui me fait aimer les polars. Les fait se déroulent platement même si l'auteur a mis la dose de trash.

Ce n'est pas l'horreur des scènes de crime qui me fait palpiter, c'est l'interprétation d'indices livrés au compte-gouttes. Là, malgré le fond dramatique de l'histoire, l'enquête se traîne, sans grandes rivalités, sans revirements, sans réelle mise en jeu des carrières, sans nous faire baigner dans le rythme nordique qui est le principal attrait, pour nous méridionaux, de la littérature scandinave et elle se termine aussi mollement qu'elle a commencé.

Enfin, bon, on est en octobre : c'est froid, humide, languissant, nébuleux.

PS : j'aurais aimé une voix moins aigüe et une lecture plus dynamique.

7 personnes ont trouvé cela utile

Lire avant "Hors Cadre"

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2 out of 5 stars
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4 out of 5 stars
Histoire
2 out of 5 stars

Rédigé le : 13/10/2019

Ce qui se passe dans ce volume se passe avant ce qui est raconté dans Hors cadre. Il s'agit des faits de Fabian Risk, flic à la place pas très élevée dans la hiérarchie et pourtant au flair incontestable.

Son profil ne s'éloigne pas assez, pour moi, du stéréotype du flic voué à son enquête et délaissant sa famille. Par ailleurs l'auteur semble prendre plaisir à décrire à chaque fois des assassinats sophistiqués sans que cela apporte un avantage à l'intrigue. Au contraire, en l'occurrence cette particularité laisse pressentir la résolution de l'enquête (d'autant plus que l'on a toujours dans un coin de l'esprit le premier chapitre que l'on cherche à relier à l'histoire).

Cela dit, nous bénéficions dans cette énigme d'un lecteur particulièrement dynamique qui rend cette histoire agréable à écouter.

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Lire "La 9e tombe" d'abord !

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3 out of 5 stars
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5 out of 5 stars
Histoire
3 out of 5 stars

Rédigé le : 13/10/2019

L'inspecteur Fabian Risk vient prendre son nouveau poste à Helsinborg au sud de la Suède. Il vient de Stockolm où se sont déroulés les faits qui l'ont conduit là et qui sont raconté dans "La 9e tombe".

Il est, hélas pour moi, un de ces flics stéréotypés, hanté par ses enquêtes et délaissant sa famille. Par ailleurs l'auteur se plaît à imaginer des scènes de crime dégoutantes ce que je trouve complètement inutile, mais doit plaire à pas mal de lecteurs de polars puisque certains auteur en ont fait leur image de marque.

Cela dit, l'histoire est bien raconté, le suspense bien préservé jusqu'aux dernières pages et le narrateur est d'un dynamisme incroyable.

Une bonne distraction.

3 personnes ont trouvé cela utile

Promenade dans une enquête acratopège

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5 out of 5 stars
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5 out of 5 stars
Histoire
5 out of 5 stars

Rédigé le : 13/10/2019

Cette fois, nous suivons le prétendu auteur de la disparition d'Adèle, Raymond Brunet (pas très courant comme prénom dans les années 1960, quand même) alors qu'il a 17 ans et c'est dans sa tête d'enfant délaissé et brimé que nous nous baladons. De cette façon nous suivons ses intentions plus que ses actions qui le conduisent précisément aux conséquences qu'il avait voulu éviter. Nous le voyons apprendre la vie et ce qu'on lui a toujours caché.

Nous suivons aussi Gorsky devenu commissaire depuis le volume 1. C'est, par bonheur, un flic qui sort des schéma : il ne croule pas sous le boulot, il ne traîne pas derrière lui un grand et mystérieux malheur mais des origines modestes qui le rendent parfois hésitant. Ses problèmes conjugaux ne sont pas dus à son manque d'implication dans la vie de famille, mais à la disharmonie de leur couple. Les Gorsky semble s'être laissé embarqués passivement dans le mariage alors qu'ils n'ont aucun goût commun.

L'enquête ne semble pas avoir lieu d'être puisqu'il s'agit au départ d'un accident de la route, mais le pointilleux Gorsky, peut`être faute d'occupation intéressante l'entame avec son calme et sa détermination habituelle. On assiste en direct à ses hésitations, ses états d'âme, ses regrets, ses déceptions... Et on ne peut qu'admirer son honnêteté et son savoir faire.

Une fois encore, l'auteur fait d'un fait ordinaire une énigme passionnante à écouter et le narrateur à l'exacte voix qui convient aux romans noirs.

J'ai aimé.

Monsieur Audible, je veux encore du Burnet.

Dans la tête d'un parano

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5 out of 5 stars
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5 out of 5 stars
Histoire
5 out of 5 stars

Rédigé le : 13/10/2019

La recherche de romans policiers ne le fait pas remonter. Il est simplement classé dans les romans contemporains. Il est vrai qu'il n'y a pas de recherche palpitante ni de description bien gore de scènes de crime, mais il y a bel et bien une enquête autour d'une disparition, mise en parallèle avec une intrigue plus ancienne, et un inspecteur "Gorsky" patient, minutieux, persévérant, qui dénoue opiniâtrement l'écheveau.

L'histoire se passe en Alsace, étonnant pour l'oeuvre d'un Écossais, mais celui-ci prétend reprendre un livre sans grand succès (quasi autobiographique) d'un certain Raymond Brunet (anagramme facile) natif et habitant de Saint-Louis , charmante ville d'environ 30 000 habitants sise à 30 minutes de Mulhouse, à la trijonction de la France, de l'Allemagne et de la Suisse.

J'ai eu du mal à me sortir du XIXe siècle que les premières pages m'avaient fait imaginer : l'austérité, le patriarcat, le premier costume, les classes sociales, les parties de cartes au bistrot du coin, la quantité d'alcool bue dans ce livre ainsi que la somme de cigarettes qui y sont, sans vergogne, fumées... Eh bien non, nous sommes dans la dernière décennie du XXe siècle. Burnet réussit donc bien à nous entraîner dans le doute qu'il installe dès le début en semant le mystère sur l'auteur et les éléments biographiques qu'il aurait pu semer dans son oeuvre.

J'ai aimé suivre les raisonnements de l'inspecteur, mais aussi être installée aux premières loges, dans la tête de Manfred Bauman, qui analyse en permanence ses attitudes voulant éviter tout ce qui pourrai attirer l'attention sur lui et lui nuire : magnifiques tergiversations de parano qu'on imagine schizophrène.

J'ai aimé le déroulement imperturbable de cette enquête sans coup d'éclat nous conduisant tranquillement à sa déconcertante résolution.

8 bonnes heures d'écoute, quasiment d'un trait.

Essayez !

3 personnes ont trouvé cela utile