MEMBRE

Nadièjda

France
  • 107
  • critiques
  • 200
  • votes utiles
  • 108
  • notes
  • L'œil de Caine

  • De : Patrick Bauwen
  • Lu par : Mathieu Buscatto
  • Durée : 13 h et 9 min
  • Version intégrale
  • Global
    4.5 out of 5 stars 52
  • Performance
    4.5 out of 5 stars 50
  • Histoire
    4 out of 5 stars 50

Tout le monde cache quelque chose. Votre voisin, votre femme, votre ami... Et si vous pouviez tout savoir ? Connaître leurs peurs, leurs secrets intimes ? Comme dans "L'œil de Caine", un reality-show qui fascine l'Amérique. Dix candidats, dix secrets. Des gens comme vous et moi. Enfin comme vous surtout. Parce que moi, je ne suis pas au programme : je suis l'invité surprise. Celui qui rôde en attendant son heure. Celui qui va les embarquer là où rien n'est prévu. Dans mon jeu sanglant. Mon propre mystère.

  • 5 out of 5 stars
  • génialissime

  • Auteur(s) : Utilisateur anonyme le 18/10/2017

"10 petits nègres" en moins bien

Global
1 out of 5 stars
Performance
4 out of 5 stars
Histoire
1 out of 5 stars

Rédigé le : 19/08/2018

Mathieu Buscatto est un excellent narrateur, et je suis persuadée qu’il a tout fait pour faire un tant soi peu couler ce style rocailleux d’écriture. L’affabulation -l’agencement des évènements qui constituent l’intrigue- m’a, elle aussi rebutée. J’ai dû faire des efforts, surtout au début, en me disant qu’il arrivait parfois qu’un début perturbant conduisait à une bonne intrigue. Mais là non, il m’a fallu continuer à faire des efforts et ce n’est pas pour cela que j’écoute des romans. J’arrête 5 heures avant la fin, je n’en peux plus d’ennui.

Comme le dit le résumé, nous avons d’un côté 10 candidats à un jeu télévisé du genre « télé réalité ». Chacun est présenté à son tour sans qu’on arrive bien à discerner qu’on a changé de personnage. Et ces présentations sont entrecoupées par l’histoire depuis sa petite enfance, du détraqué que nous avons de l’autre côté.

Nous avons donc l’inventaire de tous les cas les plus typiques qui se rencontrent dans notre société : milliardaire, mécanicienne, informaticien, femme battue, prostituée, médecin ivrogne radié de l’ordre, enfant maltraité, etc. chacun avec des compétences qui vont permettre la survie du groupe isolé et un caractère qui va engendrer les pires confusions.

Drogue, disputes, traquenards, jalousies, rivalités, incompatibilité de milieu, etc. exactement ce à quoi on est en droit de s’attendre d’une telle mise en présence.

Je ne spolierai pas la fin car je ne l’ai pas écoutée.

  • Un cœur sombre

  • De : R. J. Ellory
  • Lu par : Éric Peter
  • Durée : 13 h et 21 min
  • Version intégrale
  • Global
    4 out of 5 stars 9
  • Performance
    4.5 out of 5 stars 9
  • Histoire
    4 out of 5 stars 9

Sous sa façade respectable, Vincent Madigan, mauvais mari et mauvais père, est un homme que ses démons ont entraîné dans une spirale infernale. Aujourd'hui, il a touché le fond, et la grosse somme d'argent qu'il doit à Sandià, le roi de la pègre d'East Harlem, risque de compromettre toute son existence, voire de lui coûter la vie. Il n'a plus le choix, il doit cette fois franchir la ligne jaune pour pouvoir prendre un nouveau départ. Il décide donc de braquer 400 000 dollars dans une des planques de Sandià.

  • 2 out of 5 stars
  • Les pateaugeages épuisants d'un ripou

  • Auteur(s) : Nadièjda le 17/08/2018

Les pateaugeages épuisants d'un ripou

Global
2 out of 5 stars
Performance
3 out of 5 stars
Histoire
1 out of 5 stars

Rédigé le : 17/08/2018

C’est l’histoire d’un flic qui s’est mis dans la pétrin et qui continue à s’y enfoncer.

On ne sait ni pourquoi ni comment il s’est retrouvé dans cette panade, mais on comprend très vite que c’est un ripou d’envergure qui ne se contente pas de manger au resto sans payer. D’emblée il y a du sang, un sac de sport plein de fric qu’il planque avec ses friandises préférées : excitants, calmants, euphorisants… qu’il fait descendre à grandes lampés de scotch.

À plusieurs reprises (trop) il nous énumère ses déboires familiaux : 4 enfants de 3 femmes successives… avec qui il n’a plus de contact, ce qu’il ne semble pas particulièrement regretter.

J’ai commencé par me demander comment il avait bien pu prendre du galon et en qui ses tergiversations pouvaient constituer un polard digne de ce nom : on ne cherche pas de tueur, on ne poursuit personne mais tout le monde est soupçonné d’un peu tout par tous les autres.

Bref, il s’en trouvera pour aimer cette ambiance interlope quant à moi je me suis ennuyée.

  • Choucroute maudite

  • Franz Eberhofer 1
  • De : Rita Falk
  • Lu par : Julien Allouf
  • Durée : 5 h et 12 min
  • Version intégrale
  • Global
    4 out of 5 stars 4
  • Performance
    4.5 out of 5 stars 4
  • Histoire
    4 out of 5 stars 4

Bienvenue dans le village de Niederkaltenkirchen, Bavière, pour une comédie policière haute en couleur. Le commissaire Franz Eberhofer, viré de Munich pour raisons disciplinaires, se la coulait douce dans sa bourgade natale : les patrouilles finissaient invariablement devant une bière chez Wolfi, en promenade avec Louis II, son chien, dans la boucherie de son copain Simmerl ou à table avec sa mémé sourde comme un pot.

  • 4 out of 5 stars
  • Une étrange partie de rigolade !

  • Auteur(s) : Stéphanie le 18/07/2018

J'en reprendrais bien une louche

Global
4 out of 5 stars
Performance
5 out of 5 stars
Histoire
4 out of 5 stars

Rédigé le : 10/07/2018

D'abord, il ne faut pas s'attendre à un polard classique. L'intrigue, ici, est plutôt le prétexte à faire évoluer des personnages hauts en couleurs et au verbe pittoresque, mais ça vaut franchement le coup.

C'est classé parmi les polards parce qu'il s'agit de l'histoire d'un flic envoyé au purgatoire à la campagne après une grosse bêtise. Or; il se trouve que cette campagne est son lieu de naissance et qu'il est retourné vivre à la ferme de famille entre "Louis II", "le papa", "la mémé" et "Le Léopold". Nous le suivons de la charcuterie à la brasserie, de la brasserie au supermarché où "la mémé" s'éclate avec ses bons de réduction et du supermarché à la cuisine de "la mémé".

Une vie sans histoire jusqu'au jour où il s'étonne tout de même d'une épidémie de morts violentes dans une famille du voisinage...

C'est du second degré, de l'humour plus que du policier et ça apporte une bouffée de lâcher prise très agréable.

Je ne mets que 4 étoiles à l'intrigue,car je me suis un peut embrouillée au début. Mais je suis partante pour en lire d'autres du même genre !

  • Chaman

  • De : Maxence Fermine
  • Lu par : Hervé Carrascosa
  • Durée : 3 h et 33 min
  • Version intégrale
  • Global
    4 out of 5 stars 4
  • Performance
    4 out of 5 stars 4
  • Histoire
    4 out of 5 stars 4

Le jour où Richard Adam comprit qu'il n'avait qu'une vie, il n'avait jamais été si proche du ciel. Et pour cause. Il se tenait en équilibre sur une poutrelle d'acier, à près de soixante mètres de hauteur. Parvenu au bout de son perchoir, il s'arrêta, retint son souffle, et contempla une dernière fois le paysage qui s'offrait à lui, telle une flaque d'or blanc. Il pensa que la vue était sublime, et la vie, terriblement fragile. Un souffle de vent, un faux pas, et il disparaîtrait à jamais. Il s'envolerait tel un oiseau dans les nuées.

  • 2 out of 5 stars
  • Voyage initiatique assez superficiel

  • Auteur(s) : Nadièjda le 13/06/2018

Voyage initiatique assez superficiel

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2 out of 5 stars
Performance
2 out of 5 stars
Histoire
2 out of 5 stars

Rédigé le : 13/06/2018

Le voyage initiatique semble être la spécialité de Maxence Fermine ; après le Japon, la Chine, l’Abyssinie, Venise, l’Amazonie… et quelques « pays » impalpables, nous voici au centre-nord des États-Unis.

On peut isoler deux parties dans ce livre ; une première qui se situe à Duluth dans le Minnesota, où le héros est -charpentier du ciel-. Fils d’un blanc et d’une Lakota, tribu censée ne pas souffrir du vertige il participe à la mise en place des charpentes des gratte-ciel. On le découvre morne, indifférent à la vie, démotivé.

La narration lente et hachée tout au long du livre participe à produire cet état d’âme.

Dans la deuxième partie, il part, sans toujours montrer un quelconque intérêt à ce qu’il fait, disperser les cendres de sa mère, comme elle l’a demandé, à 1200 km de là, à Pine-Rige, dans le Dakota du sud, son pays d’origine. Et c’est là qu’à travers rencontres et événements, il retrouve la culture de ses ancêtres et semble découvrir quelque intérêt pour la vie.

J’aurais aimé, comme en témoignent certains lecteurs, être portée par la poésie de cette initiation ; mais ce n’a pas été le cas. Je n’ai ressenti ni l’indifférence du début, ni la magie de la fin. Le passage d’une phase à l’autre est trop brusque ; je n’ai pas saisi le déclic qui tout d’un coup lui redonnait le goût de vivre car il m’a semblé toujours être cet homme mal dans sa peau.

J’ai trouvé que ce roman qui veut nous plonger dans la spiritualité sioux était trop superficiel. Plus de documentation, de description du décor, de profondeur des personnages m’aurait sans doute aidée à m’investir, mais j’ai vu les scènes se passer sans qu’elles me touchent, j’ai vu les acteurs faire des actes qui n’avaient pas de motivation et ne révélaient rien sur leur personnalité. De plus, la fin, dont je suppose que l’auteur voulait faire un moment bouleversant, m’a fait l’effet d’un pétard mouillé.

Cela dit, d’autres lecteurs ont témoigné de leur bonheur à l’écoute de ce livre. Si je ne suis pas emballée, je me suis tout de même distraite pendant 3 h 33.

0 sur 1 personne(s) ont trouvé cet avis utile.

  • Rainbow Warriors

  • De : Ayerdhal
  • Lu par : Nicolas Justamon
  • Durée : 14 h et 52 min
  • Version intégrale
  • Global
    4 out of 5 stars 15
  • Performance
    4.5 out of 5 stars 15
  • Histoire
    4 out of 5 stars 15

Mis à la retraite sur requête du bureau ovale, le général de division Geoff Tyler se voit proposer par l'ancien secrétaire général des Nations Unies de prendre la tête d'une armée privée financée par des célébrités de toutes obédiences. Objectif : renverser le dictateur d'un État africain et permettre la tenue d'élections en bonne et due forme. Ses moyens : l'argent n'est pas un problème. Son effectif : un encadrement d'une centaine de professionnels et 10 000 soldats dont il faut parfaire la formation.

  • 5 out of 5 stars
  • Jouissif

  • Auteur(s) : SophieB. le 14/02/2018

Des idées sérieuses servies avec humour

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3 out of 5 stars
Performance
3 out of 5 stars
Histoire
3 out of 5 stars

Rédigé le : 13/06/2018

Ce livre n’a pas du tout pout sujet l’affaire concernant le bateau éponyme. Vous aurez tous remarqué le S qui termine warriors et qui veut nous faire comprendre qu’il s’agit des -guerriers de l’arc-en-ciel- cet arc-en-ciel ornant le drapeau de la communauté lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre (LGBT) depuis 1978.

L’auteur français Ayerdhal est connu pour ses œuvres de SF engagées dans la dénonciation de l’injustice et de la décadence de la société.

Ici, il met en scène le financement par des gens -différents- mais riches, d’une opération destinée à secouer les idées reçues : le renversement d’un dictateur par une armée constituée essentiellement de LGBT.

On s’imagine aussitôt une armée de bras cassés couards, timorés, maniérés auquel cas on peut penser que ce livre est une comédie burlesque ou une infâme moquerie.

Il n’en est rien !

En fait, l’humour est là, mais ce qui domine c’est la dénonciation des préjugés, de la vanité, de l’égoïsme et de la versatilité.

L’aventure peut se diviser en 3 phases : la préparation, le renversement et la reconstruction. Il semblerait que ce soit surtout la dernière phase qui ait intéressé l’auteur, car elle constitue la moitié du livre. La première partie présente les personnages et l, il faut s’accrocher, car ils sont nombreux. Il y a les commanditaires dont l’ancien secrétaire général de l’ONU, des vedettes du spectacles et un ancien dirigeant soviétique ; le commandement militaire constitué par un général en retraite et un colonel des RG démis de ses fonctions ; l’élite des troupes avec chacun sa spécialité (tir, espionnage, créativité, organisation…). J’avoue avoir réécouté les premiers chapitres en prenant des notes pour m'y retrouver.

J’aurai dû continuer (mais bon, ça gâche le plaisir) car j’ai été assez larguée au moment du déclenchement des opérations et surtout pendant la reconstruction du pays dont le dictateur a été renversé ; ça repose beaucoup sur des magouilles politiques qui m'échappent un peu.

Cela dit, si la lecture est excellente, au bout de quelques heures j’en ai eu un peu assez des voix maniérées caricaturales.

En somme, une bonne histoire, étonnante, distrayante, qui fait réfléchir mais qui m’a demandé de la persévérance. À vous de voir ce que vous cherchez dans une audition.

  • Les Yeux

  • De : Slimane-Baptiste Berhoun
  • Lu par : Slimane-Baptiste Berhoun
  • Durée : 13 h et 4 min
  • Version intégrale
  • Global
    4.5 out of 5 stars 195
  • Performance
    4.5 out of 5 stars 184
  • Histoire
    4.5 out of 5 stars 182

Tout en haut du Plateau, le vent pouvait rendre fou. On avait choisi d'y construire un asile. L'Orme : une grande bâtisse lugubre, battue par les vents et la neige. Même les bombardements de 44 n'avaient pu en venir à bout. À croire qu'il échappait à toute influence humaine. Et des morts étranges, violentes, il y en avait toujours eu et il y en aurait encore, là-haut. D'ordinaire, personne ne venait s'en mêler. Ni la gendarmerie du Village, ni les réducteurs de tête de Paris.

  • 5 out of 5 stars
  • Encore mieux que Shutter Island!

  • Auteur(s) : Guy Du Bas Tyra le 30/11/2017

L'asile en folie

Global
5 out of 5 stars
Performance
5 out of 5 stars
Histoire
5 out of 5 stars

Rédigé le : 22/05/2018

Tout commence par la découverte du cadavre lacéré d’un patient de 11 ans à l’hôpital de l’hôpital psychiatrique de l’Orme, alors que le directeur Ernest Vidal attend la visite de l’illustrissime professeur Lacan, membre de la Société psychanalytique de Paris, intéressé par le cas de Marguerite Lienard, atteinte de Prosopagnosie (incapacité de reconnaître les visages).
Nous sommes dans le premier après-guerre.

Une traction-avant Citroën pénètre dans la cour. Il en sort une jeune femme menue au style et à la froideur FBI : Lacan n’est pas venu en personne mais a envoyé sa (meilleure) étudiante.

Elle fait la connaissance de l’hétéroclite équipe médicale : le psychochirurgien Gabriel Valmont ; le pharmacien Gautier dit « Cacheton » ; l’infirmier en chef Pasquier dit « le Minotaure » et son sous-fifre Saint-Just dit « l’Armoire » en référence pour tous les deux à leur gabarit impressionnant.

Outre Marguerite, parmi les patients il y a son fils Léo, Capgras qui se prend pour une poule, Calzac qui croit être client d’un palace, celui qui mange tout ce qui lui tombe sous la main, le veuf qui se prend pour sa femme veuve de lui
Tout ce petit monde-là va s’agiter à la recherche d’un meurtrier ou d’un monstre, parmi les soupçons, les délires et diverses péripéties.

Slimane-Baptiste Berhoun homme orchestre connu pour sa participation à des séries-web a une écriture très agréable où les phrases coulent portant de loin en loin des clins d’œil : « Une colline où le vent soufflait à vous rendre fou : on ne trouva rien de mieux qu’y construire un asile » ; « Un vase couvert de poussière, fruit d’un long travail de négligence » ; « Si un patient aurait pu avoir une raison pour le tuer ? mais la raison n’est pas le propre de nos patients ».

L’auteur lit lui-même son texte (ce qui n’est souvent pas une réussite, mais pas en l’occurrence) et nous dévoile une voix agréable et des talents d’acteurs.

Si vous n’avez rien contre le délirant et le paranormal, ce livre devrait vous plaire.

  • L'Enfant allemand

  • Erica Falck et Patrik Hedström 5
  • De : Camilla Läckberg
  • Lu par : Éric Herson-Macarel
  • Durée : 16 h et 24 min
  • Version intégrale
  • Global
    4.5 out of 5 stars 114
  • Performance
    4.5 out of 5 stars 100
  • Histoire
    4.5 out of 5 stars 96

Est-ce son récent mariage avec l'inspecteur Patrik Hedström qui conduit Erika Falck à se pencher sur son passé familial ? Cherchant à reconstituer la jeunesse de sa mère, qu'elle a peu connue, Erika tombe sur un journal intime et, enveloppée dans une brassière maculée de sang, une médaille ornée d'une croix gammée. Pourquoi sa mère a-t-elle conservé ces objets inquiétants ?

  • 4 out of 5 stars
  • toujours bien... mais on se lasse peut-etre!

  • Auteur(s) : Ilini le 18/01/2015

Bonne histoire sans surprise

Global
3 out of 5 stars
Performance
4 out of 5 stars
Histoire
3 out of 5 stars

Rédigé le : 22/05/2018

Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive, mais je me suis laissé séduire par l’aspect intrigant du titre et surtout de l’extrait : une brassière tachée, une médaille inconnue et un journal intime trouvé parmi les souvenirs rangés dans une malle par la mère d’Erika.

J’avais déjà lu la Princesse des glaces et le Tailleur de pierre qui ne m’avaient pas enchanté ni par l’affabulation, ni par le style, ni par le langage émaillé de contresens (doit-on reprocher ces derniers défauts aux traducteurs ?) J’ai néanmoins ressenti une amélioration du style depuis la princesse des glaces (le premier que j’ai lu du même auteur). Mais il y a toujours ces boucles agaçantes qui donnent l’impression de s’être trompé de page et d’être retourné en arrière.

Pour ce qui concerne l’affabulation, les indices qui sont soumis aux lecteurs régulièrement ne ménagent pas le suspense et l’on pressent très vite le dénouement. Je n’ai pas l’impression de lire un polar, mais un roman, une histoire sans enquête ni surprise. Bien que l’intrigue soit honnête, je ne trouve pas dans ce livre ce que j’attends d’un polar.

Par chance, Camilla Läckberg se voit attribuer toujours de bons narrateurs, en l’occurrence Éric Herson-Macarel. Sa voix feutrée berce le lecteur qui par cela prend plaisir à l’écoute et oublie presque sa frustration car les histoires sont tout de même intéressantes bien que très délayées, surtout vers la fin.

J’aurais sans doute dû lire cette série dans l’ordre pour mieux situer les personnages, car je m’y perds un peu dans les membres de la famille et dans les agents du commissariat. J’ai donc du mal à me les imaginer et à me représenter leur environnement. Je suppose pourtant que tout auteur de série s’attend à ce nomadisme bibliophile et les plus malins glissent de discrets rappels.

Ce titre n’est donc pas idéal pour moi, mais nous ne recherchons pas tous les mêmes choses dans un roman. Celui-ci a des qualités susceptibles d’enchanter de nombreux lecteurs.

  • L'homme aux cercles bleus

  • Commissaire Adamsberg 1
  • De : Fred Vargas
  • Lu par : Jacques Frantz
  • Durée : 6 h et 23 min
  • Version intégrale
  • Global
    4 out of 5 stars 106
  • Performance
    4 out of 5 stars 100
  • Histoire
    4 out of 5 stars 100

"Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ?" Ça amuse les Parisiens. Depuis quatre mois, cette phrase accompagne les cercles qui surgissent à la nuit, tracés à la craie sur les trottoirs de la ville ; au centre de ces cercles, prisonniers, un débris, un déchet, un objet perdu : trombone, bougie, pince à épiler, yaourt, patte de pigeon.

  • 5 out of 5 stars
  • Toujours aussi bien !!!

  • Auteur(s) : Helene le 12/09/2014

Je me suis ennuyée

Global
1 out of 5 stars
Performance
5 out of 5 stars
Histoire
1 out of 5 stars

Rédigé le : 17/03/2018

C’est une histoire de cercles à la craie bleue qu’on découvre au petit matin tracés sur le sol de la capitale. Ils englobent des objets hétéroclites. Le commissaire Adamsberg, qui vient de prendre ses fonctions, est le seul à pressentir une évolution malsaine de ce rituel innocent, au grand dam de son second, un flic alcoolique doté de deux paires de jumeaux et de l’enfant aldultérin de sa femme.

La première scène met face à face Mathilde dont la passion est de prendre en filature des inconnus et de recueillir des informations sur eux, et Charles, un « aveugle beau » qui fait tout pour être désagréable car il a horreur qu’on s’apitoie sur son sort.

J’aime les personnages décalés et les situations insolites mais je m’attends pour le moins que dans un polard, il y ait d’un côté une énigme et de l’autre une démarche destinée à la résoudre. Or, là, il n’en est rien : des faits s’enchaînent ennuyeusement et ne semblent être là que pour servir de prétexte à des digressions plus ou moins philosophiques sur tous ces personnages torturés, plus ou moins blessés par la vie et parfois odieux dont la grande préoccupation semble être leur propre beauté. Et pendant ce temps, Adamsberg se promène, rêvasse, songe à la belle qui l’a abandonné il y a dix ans…

À lire tant d’éloge sur ce livre et sur les ouvrages de Fred Vargas en général, je me suis laissée tenter à prendre ce roman pour l’écouter. En fait je suis heureuse qu’elle ait tant de fan, car elle n’a, en conséquence, nul besoin de ma dévotion.

Si je n’ai pas été assez claire, je n’ai pas aimé ce livre, tout comme je n’ai pas aimé « Un peu plus loin sur la droite » alors que « Debout les morts », à part un dénouement décevant avait su capter mon attention.

En revanche, un grand bravo à Jacques Frantz.

Mais que cela n’empêche personne de trouver du charme à cette histoire : des goûts et des couleurs…

  • Canada

  • De : Richard Ford
  • Lu par : Thibault de Montalembert
  • Durée : 14 h et 26 min
  • Version intégrale
  • Global
    3.5 out of 5 stars 23
  • Performance
    3.5 out of 5 stars 22
  • Histoire
    3 out of 5 stars 22

Great Falls, Montana, 1960. Dell Parsons a 15 ans lorsque ses parents braquent une banque, avec le fol espoir de rembourser un créancier menaçant. Le hold-up échoue, les parents sont arrêtés, et Dell a désormais le choix entre la fuite et l'orphelinat.

  • 3 out of 5 stars
  • Trois parties diversement intéressantes.

  • Auteur(s) : Grand le 09/04/2017

Quand vos parents s'improvisent braqueurs

Global
4 out of 5 stars
Performance
4 out of 5 stars
Histoire
4 out of 5 stars

Rédigé le : 18/01/2018

À la médiathèque, j’avais entendu la bibliothécaire et une amie s’extasier sur Canada, mais les commentaires sur ce site m’avaient fait hésiter à me le procurer… jusqu’au jour où j’ai eu le courage d’essayer et grand bien m’en a pris.

J’ai tenté ma chance car entre temps je m’étais aperçu que certaines personnes n’aiment que les histoires rapides sans détours et sans détails. D’autres aiment être émues par des amours contrariées ou perdues. Ce n’est pas mon cas. Si j’aime les mystères, j’aime aussi profiter longuement de textes bien écrits, où chaque mot est choisi ; d’histoires qui font des boucles, des volutes, des tourbillons où sont décrits des faits qui entraînent des réflexions, des personnages bien identifiés aux réactions bien personnelles, illogiques et inattendues.

Pas de mystères dans Canada mais une belle et longue description de ce qui arrive à une famille sans histoire et recluse quand une idée folle apparaît au père comme solution aux conséquences fâcheuses des petits trafics sans envergure qui lui sont habituels.

Le résumé du livre nous apprend tout ce qu’il y a de concret à savoir. Les 500 pages, lues posément en 14 h 26 par la voix feutrée de Thibault de Montalembert (le « Jean-Pierre » de « Jalouse », le père jésuite Giuseppe du « Portrait interdit »), nous apportent le point de vue de Dell, le fils, sur ces événements, sur sa famille et sur ce qui lui est advenu par la suite. Pas de suspens, pas de rebondissements, rien d’extraordinaire si ce n’est la façon dont ce garçon va devoir affronter la vie.

J’ai aimé ce regard distant, presque indifférent sur l’attitude des membres de sa famille et sur ce qu’il est contraint de vivre. J’ai aimé l’extravagance médiocre des personnages qui apparaît au fur et à mesure du récit. J’ai aimé voir apparaître les décors dans ma tête pendant leur description.

Enfin, je pense qu’il ne faut pas oublier de féliciter la traductrice, Josée Kamoun, sans qui nos oreilles françaises n’auraient pu apprécier ce roman à sa juste valeur.

  • Six mois à tuer

  • De : Enzo Bartoli
  • Lu par : Yves Chenevoy
  • Durée : 5 h et 40 min
  • Version intégrale
  • Global
    4.5 out of 5 stars 16
  • Performance
    4.5 out of 5 stars 14
  • Histoire
    4.5 out of 5 stars 14

Lorsque le Professeur Lazreg, éminent cancérologue, annonce à Régis Gaudin que la tumeur qui le ronge ne lui laisse plus que six mois à vivre, ce dernier reçoit la nouvelle avec une indifférence qui frise la bravade. Pourtant, le détachement dont il fait preuve est bien réel. Enfant surdoué, thésard à 19 ans et brillant astrophysicien, Régis Gaudin est un véritable asocial qui vit reclus dans son bel appartement parisien, avec pour seule distraction les jeux télévisés.

  • 3 out of 5 stars
  • Si vous avez 6 h à tuer...

  • Auteur(s) : Nadièjda le 19/12/2017

Si vous avez 6 h à tuer...

Global
3 out of 5 stars
Performance
3 out of 5 stars
Histoire
3 out of 5 stars

Rédigé le : 19/12/2017

Le héros de l’histoire est un surdoué devenu docteur en astrophysique à 19 ans. La quarantaine passée, il se complaît dans des habitudes de vie monotones, qu’il maintient à l’identique après que son oncologue lui a annoncé qu’il n’avait plus que six mois à vivre. C’est là qu’il rencontre une jeune femme qui lui propose d’occuper ces six mois… à tuer, jouant les justiciers sans avoir à se soucier des conséquences.

C’est là que les habitués du genre vont deviner la suite, d’autant plus que le style n’est pas extraordinaire et méprise légèrement la grammaire et la sémantique.

Pour ceux que ça ne dérange pas, ils trouveront une histoire qui se tient, un roman qui se lit (ou s’écoute) sans passion et qui peut distraire le temps d’un voyage en TGV Lille-Marseille. Il en faut.

2 sur 2 personne(s) ont trouvé cet avis utile.