Emma Mackey, l’actrice de la série Sex Education, se confie dans le podcast de Madmoizelle

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06.03.19

C’était l’événement de ce début d’année : la série Sex Education, dans laquelle deux lycéens organisent des sessions de thérapie sexuelle pour leurs camarades de classe, a connu un grand succès dès sa sortie sur Netflix. Drôle, intelligente et résolument féministe, elle a également séduit Clémence Bodoc, hôte du podcast Sois gentille, dis merci, fais un bisou. Dans cet épisode, elle reçoit Emma Mackey, qui incarne l’un des personnages principaux de la série.

Tout le monde en parle : Sex Education, la série américano-britannique sortie en janvier sur Netflix, a ravi des millions de spectateurs. A la fois drôle et émouvante, crue et informative, elle évite avec brio les écueils des comédies pour adolescent.e.s. Ici, le sexe est abordé de façon intelligente, sans facilités ni lourdeurs.

C’est donc avec grand intérêt qu’on écoute l’épisode du podcast Sois gentille, dis merci, fais un bisou consacré à celle qui incarne l’un des personnages phares de la série : Emma Mackey. L’actrice, franco-britannique, répond aux questions rituelles de Clémence Bodoc, rédactrice en chef du webzine féministe MadmoiZelle : quel genre de petite fille était-elle quand elle avait 7 ans ? Quand a-t-elle défendu son avis pour la première fois ? Quel est le jour où elle a compris qu’elle était une femme ?

C’est l’occasion d’en apprendre plus sur celle qui a grandi dans la Sarthe avant de partir étudier au Royaume-Uni, d’où sa mère est originaire. Celle qui passait pour une fille coincée au lycée, loin de Maeve, la femme décomplexée qu’elle joue dans la série, a bien changé aujourd’hui… “Maintenant, je parle de clitoris et de vagin tout le temps. C’est génial !” s’exclame-t-elle.

D’ailleurs, la jeune femme l’affirme : la sexualité ne devrait pas être tabou. Heureusement on vit, selon elle, une période formidable : Internet permet de libérer la parole, et notamment celle des femmes, sur ce sujet. Sex Education vient aussi apporter sa pierre à l’édifice de la sexualité positive : dans la série, les lycéens trouvent une oreille attentive pour les problèmes qu’ils rencontrent dans leur vie sexuelle. C’est une forme d’apprentissage alternative aux cours de SVT, où la sexualité est uniquement présentée comme négative et dangereuse.

D’ailleurs, ces dangers ne sont pas niés : le scénario est un juste équilibre entre le sexe comme source de plaisirs et de risques. Cette série devrait aussi contribuer à faire évoluer les mentalités autour de certaines questions, notamment l’avortement ou encore le slut-shaming envers des jeunes filles à la sexualité prétendument débridée.

Dans cette interview, Emma Mackey devient passionnante et émouvante quand elle raconte comment elle a trouvé son jeu d’actrice. A Londres, poussée par son professeur, elle a découvert une voix et une assurance qui étaient jusque là enfouies. Alors qu’elle raconte cet événement formateur, elle ne cesse d’excuser : elle craint de passer pour une actrice prétentieuse.

“Pourquoi tu penses que tu sembles prétentieuse ?” demande Clémence Bodoc. “Je ne sais pas… J’ai peur de donner une mauvaise image de moi-même”, admet son invitée. Peut-être parce que les femmes, et surtout les actrices, sont beaucoup jugées sur leur apparence, suggère Clémence.

Pas de doute : si Emma Mackey ne correspond pas en tout point au personnage qu’elle incarne dans Sex Education, elle est au moins aussi intéressante, déterminée et féministe qu’elle. L’interview devrait vous donner envie de (re)voir la série, qui vient d’être renouvelée pour une deuxième saison !


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