Qu'est-ce qui a rendu l'écoute de L'Appel du coucou agréable ?
Ce livre est écrit dans un français qui coule tout seul (au passage un coup de chapeau à François Rosso ; on oublie trop souvent les traducteurs) et talentueusement lu par Lionel Bourguet. Impossible de ne pas accrocher.
Quel était le moment le plus mémorable de L'Appel du coucou ?
J'ai bien aimé l'épisode de la cuite de Strike pris en charge par Robin qui tente laborieusement de le décider à rentrer chez lui. Ce tandem composé d'un vieux briscard désabusé et d'une jeune, jolie et talentueuse secrétaire enthousiasmée par la découverte du métier de détective est une trouvaille.
Avez-vous pu écouter l'une des performances de Lionel Bourguet auparavant ? Quelle comparaison pouvez-vous faire ?
Que je sache, je n'ai jamais entendu Lionel Bourguet auparavant. Il sait donner un rythme au roman et identifier les personnages sans excès de zèle ridicule. Je ne sais tout de même pas si la voix éraillée qu'il a donné à Strike est celle qui convient car je me le suis imaginé vieux dès le début, et malgré l'indication de son âge, je ne suis pas parvenue à lui donner une apparence plus jeune.
Auriez-vous pu écouter ce livre audio en une seule fois ?
Volontiers si j'avais eu une vingtaine d'heures d'affilée à lui consacrer.
Avez-vous d'autres commentaires ?
L'ensemble du récit laisse en permanence une place au doute. Pour ma part, je n'ai jamais soupçonné le coupable. Tout est raconté de manière posée et minutieuse comme l'est le personnage principal. Je regrette que le dénouement soit exposé en un long récit, dans la ligne des polars britanniques où l'on reconstitue une "enquête" en réunissant les suspects pour confondre le coupable. Je préfère quand les éléments de résolution de l'énigme sont dilués parcimonieusement dans l'action pour nous laisser les réunir.