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Les critiques de Aubry

Inscrit(e) depuis le : 03 Mars 2007

Habite : Saint Etienne, France

Titre(s) critiqué(s):46

Titres :47


Résultats 46
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Le voyage dans le passé

Le voyage dans l...
Stefan Zweig

Critique positive

L'ironie du temps qui passe

Stefan Zweig nous livre une nouvelle magnifique sur la passion qui peut lier deux êtres, mais, et c'est l'originalité du récit, en insistant sur le caractère fragile, réversible et éphémère de ce sentiment. Le voyage dans le passé nous raconte en effet une histoire d'amour, au départ impossible, qui va être éprouvée par l'éloignement durant plusieurs années. Les retrouvailles sont à la fois redoutées et ardemment désirées, mais comment vont-elles se dérouler ? Les vieilles promesses seront-elles tenues ? Stefan Zweig, dans un style délectable, à la fois vif, poétique et étourdissant, nous dépeint aussi une Allemagne meurtrie par sa défaite lors de la 1ère guerre mondiale et qui cède inexorablement aux sirènes du nazisme. A cet égard, le passage décrivant un défilé des partisans du national-socialisme à Heidelberg constitue un grand moment de littérature dans sa puissance évocatrice et sa dénonciation de l'horreur qui s'annonçait alors déjà. L'impeccable narration, à la fois chaleureuse mais sobre, complète une écoute admirable à tout point de vue et qui rend hommage à cet immense écrivain qu'était Stefan Zweig.

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Colomba

Colomba
Prosper Mérimée

Critique positive

Un classique intemporel

Colomba c'est, avant tout, l'histoire d'une vieille haine entre deux puissantes familles corses mais c'est aussi, en toile de fond, une évocation pittoresque et fort documentée de l'île de beauté au 19ème siècle. Le talent de Mérimée s'exprime dans la construction de personnages attachants mais aussi surprenants comme Colomba dont la dureté et le caractère impitoyable fascinent et effraient à la fois. Quant à la narration de Serge Reggiani, elle est un peu déroutante au départ car très rapide, mais on s'y habitue au bout d'un certain temps et l'on apprécie alors à sa juste valeur ce chef d'oeuvre raconté de surcroît par un grand monsieur.

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Arsène Lupin contre Herlock Sholmès

Arsène Lupin con...
Maurice Leblanc

Critique positive

Léger et satyrique

Nous retrouvons dans ce nouvel opus des aventures du gentleman cambrioleur, un Lupin plus gouailleur et moqueur que jamais. Il faut dire que ses railleries ont pour victime le plus grand détective de tous les temps, le seul adversaire digne de lui : Herlock Sholmès. Ce personnage affublé de son inséparable ami Wilson (lequel n'est qu'un souffre-douleur parfaitement idiot) constitue une caricature assez désopilante du héros de Conan Doyle. Les deux nouvelles qui nous sont présentées ici délaissent d'ailleurs quelque peu l'intrigue policière au profit de joutes verbales réjouissantes entre les deux protagonistes. Personnellement, je préfère le Lupin, plus sombre et charismatique, de l'Aiguille Creuse (où d'ailleurs apparaît aussi un Sholmès moins amène) mais l'écoute de 'Arsène Lupin contre Herlock Sholmès' reste agréable et jamais ennuyeuse. En revanche, carton jaune au narrateur qui cabotine à l'excès et aux bruitages et à la musique, dignes d'une mauvaise série B.

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Je suis le dernier juif

Je suis le derni...
Chil Rajchmann

Critique positive

Effleurer l'innommable

De cette écoute, difficile de sortir indemne. La sobriété s'impose d'elle même tant le poids des mots est lourd dans cette oeuvre qui mérite d'être intégré au patrimoine littéraire et historique de l'humanité comme le témoignage exceptionnel et cru de la barbarie nazie dans son absolutisme le plus effroyable et méthodique. Un livre pour ne jamais oublier.

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L'Exécution

L'Exécution
Robert Badinter

Critique positive

Les prémices d'un long combat.

Plus qu'à l'écoute d'une oeuvre, c'est presque à un moment d'histoire que l'on est convié. Ce sentiment est renforcé par l'introduction lue par l'auteur lui-même. Certes, l'Execution est un plaidoyer contre la peine de mort mais il convient de ne pas le réduire uniquement à cela. L'Execution, c'est aussi un formidable témoignage sur le métier d'avocat, une plongée étourdissante dans le déroulement d'un procès en assise et aussi l'histoire d'un condamné. La plume de Badinter secondée par la voix du talentueux Charles Berling se font vives, nerveuses, torturées. Toutes deux emportent l'auditeur dans un tourbillon d'émotions dont le paroxysme est atteint avec la description de l'exécution elle-même et surtout des instants terribles qui la précède.

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L'inquisition au Moyen-Age

L'inquisition au...
Jean-Louis B...

Critique positive

Instructif

Un livre audio concis mais précis sur l'inquisition, ses origines, son fonctionnement, son influence,... En revanche, il convient de préciser que l'auteur ne se base quasi-exclusivement que sur le contexte historique du sud-ouest de la France. L'intérêt qui réside dans cette approche concerne le fait que l'opposition catharisme / inquisition est bien décrite. A l'inverse, on est sevré d'informations concernant le reste de la France et de l'Europe, et c'est un peu dommage. De même, quelques anecdotes auraient pu agrémenter un exposé certes intéressant mais qui manque d'illustrations et d'exemples.

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Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran

Monsieur Ibrahim...
Eric-Emmanue...

Critique positive

Une fable aux accents philosophiques

Une belle histoire magnifiquement contée et mise en musique par son auteur. On passe avec le jeune Moïse, héros de cette histoire et M. Ibrahim, des moments doux, poignants souvent drôles, parfois amers. De cette nouvelle d'une grande simplicité (dans le bon sens du terme), chacun puisera à sa guise et en conservera quelque chose, car la magie d'Eric-Emmanuel Schmitt réside dans le fait qu'il arrive à faire résonner son récit dans le for intérieur et le vécu de son auditeur. Loin de la prétention de certains contes prétendument philosophiques, cette fable dégage une sorte d'universalité et d'intemporalité déconcertantes, car après tout, cette histoire pourrait indifféremment se dérouler dans les années 60 ou au 21ème siècle. Le "tout", et c'était un écueil pourtant difficile à éviter, ne sombre jamais dans la mièvrerie ou le simplisme. Le seul regret que j'ai eu, c'est que l'écoute n'ait pas duré plus longtemps !

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La petite école dans la montagne

La petite école ...
Michel Jeury

Critique positive

Un roman bucolique

Difficile d'être objectif lorsqu'on est stéphanois et que l'on doit critiquer un livre qui a pour toile de fond le massif du Pilat et la capitale forézienne. Quelle délectation que d'entendre des expressions typiques du parler 'gaga', encore bien vivantes de nos jours (je ne citerai à cet égard que le mythique "beauseigne" aussi usité à Saint-Etienne que le 'Peuchère' à Marseille). Bien évidemment, cet ouvrage ne s'adresse pas qu'aux ligériens mais il aura néanmoins peut-être un écho particulier auprès de ceux-ci. Ce fut mon cas et cette histoire simple et presque pastorale m'a touché bien qu'elle ne soit pas dénuée de quelques défauts de mon point de vue : personnages parfois caricaturaux, naïveté de la narration, exposés des correspondances écrites entre les deux personnages principaux un tantinet fastidieux,... A l'inverse, il convient de saluer les qualités descriptives de l'auteur qui donne au cadre dans lequel évolue son histoire une ampleur et une présence remarquables. De même, les personnages sont attachants, pétris d'idéaux : de véritables icônes républicaines ! En revanche, j'ai trouvé la fin trop abrupte et frustrante. Quant à la narration, elle est remarquable, tout en nuances et en sensibilité. En conclusion, la prochaine fois que j'irais me promener dans le Pilat pour cueillir des "barabants" et ramasser des "babets", je "brogerai" en pensant à la petite école dans la montagne et j'attraperai le "babaud".

1 internautes ont trouvé cette critique utile

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Tartarin de Tarascon

Tartarin de Tara...
Alphonse Daudet

Critique positive

Eloge de la naïveté triomphante

Quel bonheur que ce Tartarin de Tarascon raconté avec une faconde méridionale réjouissante. Le parallèle habilement revendiqué par l'auteur entre Tartarin et Don Quichotte/Sancho Pança permet de découvrir avec humour la personnalité duale de ce sympathique héros : profondément casanier mais aussi aventurier (de pacotille). L'introduction par Yvon Audouard plante superbement le décor de cette épopée provençale aux forts accents d'Algérie puisque Tartarin va y chercher querelle au mythique lion de l'Atlas. Tout ceci n'est que prétexte à un voyage où la farce côtoie sans discontinuer le burlesque. Pourtant, le fond de cette oeuvre n'est pas si risible que cela et non dénuée d'une certaine morale. La narration de Robert Castel constitue un petit bijou et on y voit poindre toute la malice d'un conteur qui joue avec l'auditeur sans jamais sur-jouer. Les intermèdes musicaux et les discrets bruitages nous emportent tour à tour dans une ambiance tarasconnaise puis orientale fort dépaysantes. Arrivé à la fin de l'écoute, on a envie de partir à l'aventure comme Tartarin sans se soucier de la bêtise, de la méchanceté et du qu'en dira-t-on d'autrui et d'hurler "Au Lion ! Au Lion !"

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L'homme qui voulut être roi

L'homme qui voul...
Rudyard Kipling

Critique positive

Distrayant sans plus

Difficile d'être négativement critique vis-à-vis d'un géant comme Kipling, mais force est de constater que cette nouvelle m'a déçu. L'exotique aventure promise n'est pas franchement au rendez-vous, la faute sans doute, en tout cas pour ce qui me concerne, au manque de descriptions tant des personnages que ce soit physiquement ou psychologiquement que des contrées traversées. Je suis resté sur ma faim, en ayant l'impression d'avoir traversé une parenthèse d'aventure ou même un condensé de roman sans véritables décors ni personnages secondaires étoffés. Néanmoins, on ne s'ennuie pas et l'absence de passages descriptifs est compensé par la fluidité de la narration. Sur le plan de la réalisation, cet audio se classe dans la bonne moyenne avec de sympathiques musiques de transition et un narrateur sérieux à défaut d'être très inspiré.